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Le keon sous la loupe

Le keon est un smartphone sous firefox Os produit par Geeksphone et consacré aux développeurs.
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Au niveau du design, il faut avouer que le geeksphone s’en sort plutôt bien, l’aspect général est soigné, le design va plaire à tout le monde et la qualité d’assemblage est plus que correcte.
Geeksphone a opté pour l’orangé la couleur phare de Mozilla
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La  façade  est simple avec un bouton tactile, écouteur et un microphone.
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Sur la face arrière, la bonne surprise vient de la présence d’un revêtement mat moins sujet au rayures que le glossy en vogue ailleurs. Pour le reste, on trouve bien entendu le capteur de l’APN (3 Mpx) et le haut-parleur.
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Sur les côtés on trouve à gauche le classique bouton de volume et le bouton d’alimentation  et à droite le port micro usb
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Sur le haut de l’appareil se trouve le port jack  3.3mm pour le kit oreillette
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le bas du Keon  est totalement vierge de tout connectique
Vous pouvez  nous laisser un commentaire si vous voulez qu’on teste quelque chose de spécifique

Mozilla au delà de Firefox

Je voudrais enfin essayer de résumer ici les présentations que j’ai données en 2012 à Pas Sages en Seine (merci Thomas) et 2013 lors d’une des soirées d’inauguration des nouveaux locaux parisiens de Mozilla (merci clarista).

J’ai tenté à ces deux occasions de lever un malentendu très répandu sur ce qu’est Mozilla : contrairement à ce que beaucoup croient, Mozilla n’est pas un éditeur de logiciels. C’est un projet global visant à défendre et promouvoir une certaine vision d’Internet.

Mozilla…

On l’ignore souvent, mais ce qui est censé unir tous les Mozilliens, malgré leur grande diversité, c’est un ensemble de valeurs qui ont été formalisées dans un texte manifeste. Pour comprendre l’essence de Mozilla, il faut d’abord lire ce texte et se convaincre qu’il ne s’agit pas d’écoblanchiment. À l’époque de la fondation du projet, ce texte avait un vrai sens, n’était pas une simple opération marketing pour tenter de transformer un vulgaire produit en mouvement de société. C’est sur la base des valeurs qu’il affirme, et des actions concrètes pour défendre ces valeurs, que beaucoup ont rejoint le projet. Il est important de relire de temps en temps Manifeste, pour ne pas oublier le sens de notre engagement dans le projet.

Mozilla est donc un projet qui fédère une communauté de personnes qui se reconnaissent dans les valeurs et les objectifs du manifeste et contribuent d’une manière ou d’une autre à les promouvoir.

Structurellement, le projet repose sur quatre pieds (ce qui n’est pas toujours simple pour garder l’équilibre) :

  • une fondation, sorte d’ONG qui tient le gouvernail du projet. On l’abrège souvent en MoFo ;
  • une entreprise, parce qu’un des moyens de défendre nos valeurs est de développer des logiciels. Certains des développeurs sont salariés, cette structure les regroupe. Elle est gouvernée essentiellement par des membres de la MoFo, et on fait généralement référence à elle en parlant de MoCo ;
  • une communauté : ce sont des milliers de bénévoles dans le monde entier qui participent au projet, en développant des outils, les localisant, organisant des évènements de promotion, aidant les autres utilisateurs, trollant, picolant, faisant des câlins déguisés en panda roux, etc. La communauté est partiellement structurée via des associations ([Frenchmozilla](http://frenchmozilla.org/) pour les francophones) et un programme de représentants officiels, mais reste majoritairement informelle ;
  • des partenaires, parce que deux valeurs essentielles de Mozilla sont l’ouverture et la collaboration. Nous ne pensons pas réussir à sauver le monde seuls et collaborons donc avec de nombreuses autres structures partageant nos buts sur des points précis.

La question des partenariats est l’occasion d’introduire un dernier mot pour définir Mozilla : le pragmatisme. Du point de vue de l’adoption par le grand public, Mozilla est aujourd’hui le projet libre le plus réussi. Cette réussite est en grande partie due à une approche très pragmatique consistant à ne pas hésiter à se salir les mains, à utiliser tous les moyens pour parvenir à son but. La morale et l’éthique sont des choses très personnelles, et les décisions de Mozilla font souvent grincer des dents. Qu’il s’agisse du contrat avec Google pour un certain nombre de services (recherche, géolocalisation, lutte contre les sites frauduleux, etc.) ou de tous les partenariats industriels avec des Foxconn, Sony ou autre pour assurer le succès de Firefox OS. Et je ne parle même pas des bises à des politiciens bien éloignés des valeurs que nous prônons. Indéniablement, pour participer à Mozilla, il faut avoir l’estomac bien accroché. Mais je ne doute pas que le succès du projet est en parti dû à ce pragmatisme.

…Et les Créateurs de Web

Un peu d’histoire

L’histoire de Mozilla, tout le monde la connait. À la fin des années 90, Microsoft est sorti vainqueur de la Première Guerre des Navigateurs. N’ayant rien à gagner sur le Web, elle a abandonné le développement d’IE, et pendant plusieurs années toute innovation sur le Web a été gelée par la domination massive d’un navigateur qui n’évoluait plus. Cette première glaciation a heureusement pris fin grâce à Mozilla, avec Firefox, à Google, avec Chrome et ses services, à quelques éditeurs de sites qui ont malgré tout réussi à montrer que le Web pouvait être également une plate-forme applicative, et à des gens de tous horizons qui ont commencé à imaginer de nouvelles évolutions à HTML.

Au mitan des années 2000, le Web avait redémarré, Firefox était devenu un acteur incontournable, et Mozilla a donc commencé à réfléchir aux moyens de continuer à promouvoir l’ouverture et l’innovation sur le Web. Des appels à projet ont été lancés, des prototypes partant dans tous les sens sont sortis des laboratoires. Peu à peu s’est dégagée l’idée qu’en donnant aux internautes un navigateur, on leur permettait aujourd’hui de consulter des gif animées de chats. Mais pour les convaincre de l’importance d’un Web ouvert, et de la nécessité d’agir quotidiennement pour défendre cette ouverture, il fallait les aider à s’émanciper en leur apprenant à utiliser l’outil pour s’exprimer, pour créer. Ainsi, demain, 100.000 CanIHazCheezburger pourront fleurir, dynamiter les silos dans lesquels le Web est en train de s’enfermer, et c’est nous qu’on aura gagné.

Ainsi est né le projet Webmakers.

Webmakers participe évidemment d’un mouvement plus global de promotion de l’alphabétisation numérique. Les technologies numériques prennent une telle place dans notre vie que juste enseigner l’usage de quelques outils ne suffit pas. Il est indispensable d’expliquer le fonctionnement du réseau, de donner les rudiments permettant à ceux qui le souhaitent de passer de simples consommateurs à acteurs. Enseigner, peut-être pas à coder, mais comment le code fonctionne. Ce savoir est indispensable pour être des citoyens des espaces numériques en pleine possession de nos moyens. Mais trêve de lyrisme marketeux, entrons un peu dans le cœur du projet.

Webmakers

Comme Firefox, Webmakers aspire à toucher le grand public, des millions d’internautes. Comprendre le réseau et savoir créer avec le Web ne devraient pas être réservés à une minorité d’informaticiens. Ce sont des savoirs qu’il est important de transmettre à un maximum d’internautes. Le projet s’adresse aussi bien aux néophytes qu’aux créateurs du monde analogique. À ceux là, Webmaker veut donner les moyens d’ntégrer le Web à leur travail.

Le but du projet est double : permettre aux internautes de prendre le contrôle de leur vie numérique, ce qui nécessite de comprendre le fonctionnement du réseau ; et les aider à créer à créer sur le Web, à créer avec le Web.

Webmakers ne sort évidemment pas du néant. D’un point de vue pédagogique, l’idée principale est de lier apprentissage et réalisations. C’est en faisant qu’on apprend. Plutôt que des cours magistraux, Webmakers propose donc des projets donc la réalisation apportera de nouvelles connaissances. Il s’agit également d’adapter les méthodes de travail de Mozilla, ouverture et collaboration, à l’apprentissage. Enfin, le projet s’inscrit également dans un mouvement assez présent aux USA, les « makers », des bricoleurs qui fabriquent par eux-même toutes sortes de choses, œuvres d’art comme outils pratiques. Webmakers entend couvrir le même spectre, aider les bricoleurs du dimanche, les artisans et les artistes.

Les outils

Webmakers met aujourd’hui à disposition un certain nombre de ressources et d’outils.

Hackasaurus

Hackasaurus est l’un des premiers outils à avoir été forgés. Il vise à permettre de saisir la structure d’une page Web et à apprendre à la modifier. Des lunettes à rayon X, que l’on installe dans son navigateur, permettent de découvrir le code de n’importe quelle page, de le modifier simplement, par exemple pour remplacer une image par une autre, et de republier et partager la version modifiée de la page. C’est l’outil idéal pour faire prendre conscience du caractère malléable du Web. Avec peu de connaissances, on peut étudier, adapter, modifier des contenus existants. Remixer est la première étape vers la création de ses propres contenus.

Thimble

Cette première étape franchie, si l’on désire apprendre les technologies Web, Thimble est là. C’est un éditeur en ligne qui permet de créer une page Web et de visualiser en direct son rendu. Mais Thimble sert surtout de support à des dizaines de formations. Celles-ci se présentent sous la forme de pages HTML que l’on charge dans l’éditeur. Des instructions contenues dans les commentaires guident les pas, et au fur et à mesure qu’on les suit, on crée une page que l’on peut ensuite partager avec ses amis. Eux-même pourront à leur tour cloner notre création, la modifier, la partager. Des dizaines de modèles sont déjà disponibles sur le site et chacun peut en proposer de nouveaux.

Popcorn

Un ennemi du Web ouvert a longtemps été Flash, une technologie privative malheureusement indispensable pour un certain nombre d’usages. Mozilla a travaillé d’arrache-pied pour lui proposer des alternatives ouvertes et libres, notamment pour diffuser de la vidéo. Dans ce dernier domaine, le combat est en passe d’être gagné : les navigateurs savent afficher nativement des contenus vidéo. L’intérêt est que désormais les vidéos sont un composant comme un autre d’une page, qui peut interagir avec les autres éléments. Pour le démontrer, un petit projet est né, Popcorn, qui a aujourd’hui pris de l’ampleur.

Popcorn se compose à présent d’une bibliothèque JavaScript, popcorn.js qui permet de créer très simplement des effets et des interactions. On peut par exemple rajouter des éléments dans la vidéo (dans telle séquence, ajouter un flèche pointant vers un détail) ou afficher du contenu lié (une carte lorsqu’on parle d’un lieu, la biographie Wikipédia d’un personnage, etc). La bibliothèque donne aux créateurs de documentaires Web tous les outils dont ils ont besoin.

Pour simplifier l’utilisation de popcorn.js, un outil d’édition et de montage vidéo, Popcorn Maker, est à présent disponible. C’est un outil en ligne pour éditer ses vidéos et utiliser popcorn.js sans connaître la programmation.

Enfin, Mozilla participe fréquemment à des projets de documentaires Web. Pas de simples démonstrations, mais de vrais documentaires qui permettent tout à la fois de montrer les capacités du Web et de réfléchir aux moyens d’aller encore plus loin. Mais ici, une démonstration vaut 10.000 mots, donc je vous encourage vivement à aller faire un tour dans la galerie de projets.

Open Badges

La pédagogie de Mozilla intègre une grosse part de réalisations pratiques et un aspect ludique. Apprendre doit apporter une récompense immédiate. Ça peut être l’objet que l’on a créé, mais aussi une médaille validant un apprentissage, comme dans les jeux. Nombre de Mozilliens ayant semble-t-il, youkaïdi, trempé dans le scoutisme dans leur jeunesse, youkaïda, un système de certificats a été créé sur le modèle des badges que l’on obtient en scoutisme pour valider que l’on sait organiser une soirée feu de camp avec deux silex ou passer au cirage la bite de son collègue. Bien entendu, ces badges contiennent l’ADN mozillien. Le projet Open Badges c’est donc à la fois un format pour décrire une compétence que l’on a validée, et un ensemble de logiciels libres pour distribuer des badges, les afficher, etc.

Concrètement, n’importe qui peut installer une autorité qui délivre des badges. On peut ensuite afficher les badges que l’on a gagnés sur ses différents profils sur les réseaux sociaux. Un mécanisme permet évidemment à n’importe qui de vérifier la validité de la médaille, via une simple vérification de signature électronique.

À ce jour, le système a déjà été adopté par 800 organismes, locaux et globaux, qui s’en servent pour valider des compétences. 100.000 badges ont été émis. Les formations dispensées par la P2PU débouchent sur un diplôme sous la forme d’un ou plusieurs badges. L’engagement au sein de Mozilla commence également à être validé de la sorte : un badge pour avoir contribué du code, un autre pour avoir répondu aux questions d’utilisateurs, un troisième pour bonne résistance à la bière, etc. Et la fondation d’un ex président yankee adepte de cigares vient d’annoncer qu’elle allait également utiliser Open Badges pour valider les compétences de deux millions d’étudiants et de travailleurs.

L’étape suivante consiste à démocratiser l’utilisation des badges par chacun pour témoigner des compétences acquises quotidiennement. Et bien sûr à faire reconnaître ces badges par le monde du travail.

Des partenariats

Outre les précédentes initiatives portées essentiellement par Mozilla, divers partenariats sont développés :

  • avec la P2PU, une université en ligne proposant des cursus gratuits et de pairs à pairs, c’est à dire encourageant l’entraide entre les étudiants. Les premiers cursus étaient plutôt techniques mais ils s’ouvrent désormais à d’autres matières ;
  • depuis plusieurs années, Mozilla collabore avec plusieurs universités pour aider à la formation d’étudiants en informatique. C’est le cas par exemple du Seneca College de Toronto ou de la MIAGE d’Evry où cette année des étudiants, encadrés par des Mozilliens, ont travaillé sur des applications Web pour Firefox OS. Si de telles collaborations vous intéressent, n’hésitez pas à contacter Yoric ;
  • New York est une bourgade d’Amérique du Nord où existe un fort maillage d’associations de quartier proposant du soutien scolaire. Hive NYC est un réseau d’une soixantaine de partenaires, dont Mozilla, qui essaient d’intégrer l’alphabétisation numérique à ce soutien. Le réseau sert de terrain d’expérimentation pour Webmakers et est une application de la bonne vieille devise : « penser globalement, agir localement ».

Les évènements

Avoir des outils, c’est bien, les utiliser c’est mieux. Pour encourager chacun à organiser des formations, Mozilla lance pour la deuxième année une campagne estivale, la « Maker Party ». Du 15 juin et 15 septembre, chacun est invité à organiser des évènements locaux : réunion entre voisins, atelier pour les enfants, bidouillonthons, etc. Le but : créer ensemble quelque chose, apprendre, et bien sûr faire la fête. En 2012, plus de 700 évènements avaient été organisés dans 80 pays. Malheureusement la France n’a je crois rien organisé en 2012 et pour l’instant peu de choses sont prévues en 2013. Toutes les bonnes volontés pour nous aider à rattraper ce retard sont bienvenues.

Une fois par an, les créateurs de Web se retrouvent également lors d’un festival. Le premier, à Barcelone en 2010, a posé les fondements de ce qui allait devenir Webmakers. En 2012, 900 personnes se sont réunies pendant 3 jours à Londres pour discuter, coder, picoler, autour des sujets de l’enseignement des humanités numériques, de l’impact du Web dans le monde des jeux et des médias, et de mobilité. Cette année, c’est à nouveau Londres qui accueillera les festivités du 25 au 27 octobre.

Enseigner le Web

Le dernier aspect de Webmakers est un ensemble de ressources pour aider à enseigner le Web. En mai et juin 2013, un cours en ligne a été mis en place pour former des mentors, chargés d’enseigner le Web et de former d’autres mentors. Des kits sont en train d’être développés comme support pour organiser des sessions de formation. Ils sont bien sûr bidouillables pour que chacun puisse les adapter.

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Je l’ai déjà dit, Mozilla n’a pas la prétention de réussir seule à rendre le Web pour ouvert, accessible, attirant. Elle soutient depuis longtemps des initiatives et des projets tiers. Elle croit également, personne n’est parfait, que l’innovation peut provenir de jeunes entreprises comme les startups. Un incubateur a donc été lancé pour aider les jeunes pousses à tirer le Web en avant : WebFWD. Évidemment, ce n’est pas un incubateur classique, mais perfusé par les valeurs de la fondation. Il se concentre sur les projets au moins partiellement libres qui permettront de rendre le Web plus ouvert. À ceux-là, WebFWD offre une formation théorique et pratique de 12 semaines et l’accès à des ressources logistiques et à des experts. Plusieurs appels sont lancés chaque année pour sélectionner les entreprises qui participeront au programme.

Et encore

Mozilla veut explorer tous les usages du web, et participe à de nombreux autre projets en ce sens.

L’un des plus important est OpenNews, ou comment imaginer l’information à l’heure du Web. Pour la deuxième année consécutive, dix rédactions de grands médias traditionnels (la BBC, le New York Times, le Guardian, le Spiegel, le Boston Globe…) accueillent pour une durée d’un an un compagnon chargé d’essayer d’imaginer ce que le Web peut apporter aux rédactions. Des articles sont régulièrement publiés, et des bidouillothons permettent de développer des logiciels, évidement libres, pour aider le travail des journalistes. Des ressources sont partagées en ligne.

Dans la même lignée, OpenArt soutient des projets artistiques utilisant le Web, et un nouveau projet vient d’être annoncé à destination des chercheurs. Mozilla a également organisé un concours, Ignite, dans le cadre des projets de recherche aux USA sur l’Internet à très haut débit. Le but était d’explorer les nouveaux usages que permettront de tels réseaux.

Enfin le panorama serait incomplet si je ne citais les diverses initiatives visant à protéger la vie privée. L’essentiel est bien sûr dans le code des outils développés, mais Mozilla participe également régulièrement à des campagnes contre divers projets de lois liberticides, et s’implique activement pour donner aux internautes les moyens de lutter contre le traçage et le profilage par des sociétés du marketing. Une petite extension, Collusion, a ainsi été développée qui permet de visualiser le traçage et de prendre conscience de toutes les informations collectées à notre insu à partir de l’espionnage de notre navigation.

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Pour long qu’il soit, ce résumé est probablement très incomplet. La galaxie des projets dans lesquels Mozilla est impliquée est très très vaste. Si la fondation peut s’engager dans autant de projets, malgré ses moyens limités, c’est en grande partie grâce aux bénévoles de la communauté. Elle a donc besoin que de plus en plus de gens s’investissent. Si certains de ces projets vous intéressent, je vous encourage vivement à aller y regarder de plus près et essayer d’y contribuer.

Mais, malheureusement, la gouvernance de Mozilla est en grande partie étasunienne, et la localisation est souvent négligée. Je ne parle pas seulement de traduction des ressources, mais bien de localisation, d’adaptation aux contextes et aux sensibilités dans chaque partie du globe. Nous avons donc besoin au sein de la communauté francophone de davantage de bonnes volontés pour s’investir dans ces projets et permettre aux internautes de nos régions d’en profiter pleinement. C’est un tâche assez ingrate, mais le résultat vaut le coup. Surtout, la communauté francophone comporte plus de gens biens que de connards amer, et on y rigole bien. Alors viendez, on a vraiment besoin de vous !

StopWatching.Us : Mozilla lance une campagne massive sur la surveillance numérique

PRISM le programme de surveillance électronique américain géré par la NSA, l’organisme de renseignement gouvernemental des États-Unis, fait parler de lui depuis plus d’une semaine. Depuis que le quotidien britannique The Guardian affirme, suite aux révélations d’Edward Snowden, que la NSA dispose d’un accès direct aux données hébergées par les géants américains des nouvelles technologies, parmi lesquels Google, Facebook, YouTube (Google), Microsoft, Yahoo!, Skype (Microsoft), AOL et Apple. Vous remarquerez que parmi les principaux éditeurs de navigateurs Web, seul Mozilla ne figure pas dans cette liste.

Mozilla ne se repose pas sur ses lauriers mais se lance une fois de plus dans l’arène politique en soutenant une pétition : Stop Watching Us (dont Framalang a traduit la lettre introductive au Congrès : Arrêtez de nous regarder). La coalition d’organisations, d’entreprises et d’individus éminents à l’origine de cette pétition a trois requêtes : Réforme, enquête, responsabilité.

Surveillance intégrale, le billet de Mitchell Baker, la présidente de la fondation Mozilla, a été traduit par Goofy pour MozFr.org. Elle rappelle que Mozilla demeure fidèle à ses valeurs de respect des données privées (voir par exemple le Manifeste de Mozilla). Voyons maintenant le billet du blog officiel de Mozilla de son directeur de la vie privée et de la politique publique, Alex Fowler, annonçant le lancement de cette initiative :



D’autres points de vue de Mozilliens :
Billet de Mitchell Baker, « Total Surveillance »
Billet de Ben Adida, « No User is an Island »
Billet de Chris Lawrence, « NSA Surveillance Revelations are a Teachable Moment »

La semaine dernière, des rapports de médias ont vu le jour pour rendre compte du fait que le gouvernement américain exige de grandes quantités de données des sociétés Internet et de téléphonie par l’intermédiaire de programmes de surveillance top secrets. Les révélations, qui confirment nos pires craintes, soulèvent de sérieuses questions sur les protections individuelles de la vie privée, les contrôles sur les pouvoirs du gouvernement et les décisions judiciaires ayant une incidence sur certains des services les plus populaires du Web.

Mozilla lance aujourd’hui StopWatching.Us — une campagne parrainée par une large coalition d’organisations de tout le spectre politique et technique faisant appel aux citoyens et organisations à travers le monde pour exiger des comptes complets montrant à quel point nos données, communications et interactions en ligne sont surveillées.

Ce qui est en jeu

Chaque fois que nous partageons des informations en ligne, il y a un risque intuitif d’exposition à ce que quelqu’un avec qui nous n’avons pas l’intention de partager puisse y accéder. Ça participe de l’utilisation d’un moyen de communication ouvert, largement distribué et mondial.

Mais il existe différents niveaux d’exposition :

  • Il y a l’utilisation d’un service où vous interagissez avec des amis, recherchez de nouvelles possibilités d’emploi ou tout simplement jouez à un jeu, où ces activités sont consignées par le service.
  • Il y a l’activation de la géolocalisation sur une application mobile afin qu’elle puisse personnaliser votre expérience, fournissant ainsi à l’application des données sur vos mouvements.
  • Il y a la conséquence involontaire du partage à outrance sur un réseau social.
  • Puis, il y a des niveaux d’exposition plus graves — tels que les gouvernements, les mises en application de la loi ou les agences de renseignement obtenant l’accès à nos données privées stockées dans le « cloud », les journaux créés par nos fournisseurs de services Internet et autres sociétés qui retracent des choses sur nous.

Les trois premiers sont assez bien connus et les utilisateurs peuvent prendre des mesures pour en savoir plus sur ces pratiques de données par le biais de leur expérience en les utilisant ou en se référant aux politiques de confidentialité et aux conditions du service. La technologie s’améliore également en fournissant des moyens de contrôle supplémentaires et plus de transparence. Mozilla, par exemple, fournit des outils tels que Do Not Track (Ne pas me pister), Persona et l’extension pour Firefox Collusion, entre autres.

Cependant, les expositions résultant de la surveillance en ligne financées par le gouvernement sont entièrement distinctes de la question de savoir si nous choisissons de partager de l’information et de ce que disent ces sites qu’ils feront ou ne feront pas avec nos données. C’est parce que, au moins aux États-Unis, ces sociétés sont tenues de respecter une ordonnance du tribunal pour partager nos informations avec le gouvernement, qu’ils le veuillent ou non. Mozilla n’a pas reçu un tel ordre à ce jour, mais ça pourrait nous arriver à l’avenir à mesure que nous créons de nouveaux services basés sur l’utilisation de serveurs.

Il y a un certain nombre de problèmes avec ce genre de surveillance électronique. Tout d’abord, Internet rend beaucoup plus facile l’utilisation de ces pouvoirs. Il y a beaucoup plus de données disponibles. Les autorités légales pour exercer une surveillance électronique ont connu une expansion au cours des dernières années, parce que les lois sont écrites en termes généraux. Et, en tant qu’utilisateurs, nous n’avons pas de bons moyens de savoir si le système en cours d’utilisation est victime d’abus, parce que tout se passe derrière des portes closes.

Impliquez-vous

Lorsque nous repensons à la réaction du public à SOPA/PIPA, deux projets de loi du Congrès contre le piratage, où Mozilla et d’autres organisations ont demandé au public de s’impliquer, nous avons été époustouflés par la réponse. Des centaines de milliers de personnes ont contacté leurs représentants avec des inquiétudes sur l’impact potentiel sur le Web de ces législations. Nous avons vu la même chose avec l’ACTA dans l’UE. Nous devons raviver cette énergie plus que jamais pour que nos élus prennent les mesures nécessaires pour clarifier la façon dont les politiques actuelles de surveillance sont mises en œuvre.

Mozilla croit en un Internet où nous n’avons pas à craindre que tout ce que nous faisons est pisté, surveillé et consigné par les entreprises ou les gouvernements. Et, nous croyons en un gouvernement dont les actions sont visibles, transparentes et responsables.

Ce qui est unique pour Mozilla est que notre seule responsabilité est envers les internautes qui se fient à un Web ouvert, où le contenu, l’imagination, la confiance et l’innovation peuvent prospérer.

Nous prenons position pour les utilisateurs. Nous voulons que chaque utilisateur prennent position également : StopWatching.Us


Twitter : @stopwatchingus
#stopwatchingus


Le document original et cette traduction sont soumis aux conditions de la licence
Creative Commons : « Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 »
ou toute version postérieure.

License Creative Commons

Merci à Hervé Renault pour la relecture de cet article.

Sources et références

© 2010-2013 Mozinet - Ce billet a été publié sur BlogZiNet.

Le discours de Fleur Pellerin dans les nouveaux locaux Mozilla à Paris

Vibrante allocution en faveur du logiciel libre, la ministre Fleur Pellerin a prononcé un discours remarqué lors de l’inauguration des nouveaux locaux Mozilla le 13 juin dernier à Paris.

Ira-t-on plus loin que ses belles paroles ? Seront-elles véritablement suivies de faits et d’effets ?

Une vidéo tournée par Roberto Di Cosmo. et éditée par Stéfane Fermigier

Transcript

(Merci à Goofy, aKa, Z, Asta, Peekmo)

Madame la présidente, chère Mitchell, madame la vice-présidente, chère Debbie,

Mesdames et messieurs, il y a vingt ans un grand chercheur a, je le cite, « pris le principe d’hypertexte et l’a relié au principe du TCP et du DNS, et alors boom, ce fut le World Wide Web. »

Et en 1993, donc, le CERN, cet organisme de recherche européen qui avait inventé le Web a décidé de donner cette invention au monde, en la distribuant sous ce qu’on n’appelait pas encore une « licence libre ». Ce choix, anodin en apparence, a changé la face du monde.

Il y a 10 ans, la fondation Mozilla naissait et quelques mois plus tard, cher Tristan Nitot, vous fondiez sa branche européenne. J’imagine combien cela doit vous faire plaisir d’être ici 10 ans après, dans ce magnifique hôtel particulier du XVIIIe siècle, ancienne demeure de l’ambassadeur d’Autriche, m’avez-vous dit tout à l’heure. Mozilla Firefox, construit sur l’ancien Netscape, et œuvrant inlassablement pour promouvoir les standards du Web, a aussi changé le Web et par là la manière dont nous nous informons et dont nous innovons.

Je suis donc très fière d’inaugurer ce soir les nouveaux bureaux de la fondation Mozilla à Paris. Pourquoi être venue inaugurer ces nouveaux locaux ?

D’abord en raison des valeurs de la fondation Mozilla, et du logiciel libre. Ces valeurs, ce sont l’accès à la connaissance pour tous, la confiance ou encore l’amplification des aspects d’intérêt publics d’internet. Ce sont aussi les valeurs sociales qui portent un modèle de société vertueux, ouvert, participatif, où toute donnée est d’abord considérée comme un bien accessible au plus grand nombre, et une source de connaissances que chacun peut utiliser, améliorer, partager. Le logiciel libre, les formats ouverts, c’est enfin une communauté de personnes qui constitue un véritable patrimoine de connaissances qu’est le code, sans cesse inachevé, toujours à enrichir. Au-delà des innovations et des technologies permises par le Web, des acteurs comme Wikimedia ou la fondation Mozilla ont démontré que l’innovation et le progrès peuvent aussi passer par le partage, l’absence de propriété. C’est une victoire essentielle sur les esprits qui nous permet aujourd’hui d’avancer dans d’autres domaines : je pense à l’open innovation ou à l’open data. Je sais que Mozilla n’est pas une formation politique, mais toutes ces valeurs résonnent particulièrement doux à une ministre de gauche comme moi, et je pense que le monde politique a des choses à apprendre de cette réussite.

Par ailleurs le logiciel libre est aussi un atout décisif pour notre économie. À plus d’un titre il permet d’abord de lutter contre les phénomènes de dépendance technologique envers tous ces acteurs qui sont propriétaires de nos outils informatiques quotidiens, et est donc un véritable garant de la souveraineté numérique. De plus comme on le voit aujourd’hui, et contrairement à certaines idées reçues, le libre et l’open source sont créateurs d’emploi. Des modèles d’affaire originaux ont été créés et c’est un facteur important de productivité et de compétitivité pour les entreprises et les administrations. En effet elles peuvent ainsi mieux maîtriser leurs patrimoines respectifs et concentrer leurs efforts sur ce qui représente pour elles la valeur ajoutée. Enfin le logiciel libre remet en cause les rentes de situation, peu favorables à l’innovation, et par là-même aide à l’émergence de nouveaux champions économiques. L’émergence de Firefox et des navigateurs est emblématique de cette capacité.

La France est souvent citée comme un des pays les plus actifs au monde dans le domaine du logiciel libre. La croissance soutenue dans ce secteur le confirme. Les chiffres sont éloquents : ce marché représentait en 2011 plus de 2 milliards d’euros, soit plus de 6% de la demande de logiciels et de services informatiques. Par ailleurs, il y a là un formidable levier d’emplois, environ 10 000 supplémentaires dans les 3 ans à venir, si les estimations de croissance du marché sont confirmées. Bref, ce sont des enjeux extrêmement importants. La décision de Mozilla, un acteur mondial de référence sur le logiciel libre, de s’implanter dans ces locaux, confirme l’attractivité de Paris comme place incontournable du numérique. Elle confirme l’excellence des formations françaises dans le domaine informatique et je suis certaine que les développeurs du monde entier seront attirés par les conditions d’accueil ici, dans ces magnifiques locaux.

Mon objectif est bien sûr de renforcer encore ces atouts avec notamment le projet de quartiers numériques que nous allons créer dans une quinzaine de villes. Enfin, nous avons en France une communauté parmi les plus dynamiques dans le monde pour la conception et l’utilisation des logiciels libres, un atout à évidemment ne pas négliger. Avec les Assises de l’Entreprenariat, nous avons souhaité aller encore plus loin pour renforcer notre attractivité en mobilisant notamment toutes les compétences de France et d’ailleurs. C’est pour accompagner ce mouvement que le gouvernement travaille ardemment à la création d’un visa entrepreneur et d’un visa talent, car il est impératif d’attirer les talents créateurs du monde entier en leur offrant des conditions d’installation très rapides et simplifiées. Je dois aussi rappeler que le gouvernement prête une attention toute particulière à l’utilisation des logiciels libres. Par notre action nous visons à la renforcer. Le recours au logiciel libre est un levier d’action pour moderniser et rationaliser l’action publique.

Le Libre n’est pas toujours la bonne ou la seule solution mais la circulaire du Premier Ministre de septembre 2012 concernant l’utilisation des logiciels libres dans l’administration fixe une ligne claire sur les cas où ces types de logiciels doivent être privilégiés. Les atouts du logiciel libre sont notamment, je cite, « un moindre coût, une souplesse d’utilisation, et un levier de discussion avec les éditeurs ». Il s’agit là d’une avancée majeure pour le logiciel libre dans les systèmes d’information de l’État, qui permet d’engager de véritables politiques publiques en matière de logiciel libre et d’open source.

Pour conclure, je voudrais juste insister sur un point important que j’ai déjà évoqué mais que je tiens à marteler : l’open source est avant tout un vecteur d’innovation et de changement, un véritable gisement de productivité et de compétitivité pour les entreprises, et garantit la pérennité et l’indépendance de l’État. C’est pour cela que je souhaite que la France continue de jouer un rôle moteur dans le développement de ce secteur, et je suis sûre que la présence de Mozilla à Paris nous y aidera. J’ai parlé de 1993, de 2003, quoi de neuf en 2013 ? Cette année Mozilla lance son système d’exploitation pour mobiles et tablettes, Firefox OS, sur le même constat : promouvoir les formats ouverts et empêcher les systèmes fermés de contrôler notre environnement informatique. C’est une ambition un peu folle, mais probablement pas plus folle que de s’attaquer au marché des navigateurs qui était contrôlé à 95% par un seul acteur. Je vous souhaite donc le même succès que Firefox, et comme il sera en partie développé ici, je n’ai pas de doute sur la réussite de ce projet. Merci à tous.

Keon: Unboxing

Dans ce blogpost on va ouvrir le pack reçu de la part de Mozilla et découvrir ce qu’il a dedans.
Le pack a un poids de 0.5kg mais je pense que il est nettement inferieur a ce poids
Et la je me suis trouvé devant Un box cubique de  (12*12*12 cm)  de dimension
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On ouvrant le box  , je trouve le keon bien placé  au centre.
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Mais ou sont les autres accessoires ??
La surprise fu en enlevant le keon de son emplacement: un petit trou au centre permet d’enlevé le carton ou était mis le smartphone et découvrir un rangement très innovateur
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Tout les composant sont présentés d’une manière originale (c’est la première fois que je vois ce genre de rangement on dirait une boite a bijoux ) qui permet de garder tt les composant et éviter leur perte.
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Le box contient
1* keon
1* batterie
1* kit oreillette
1*chargeur USB
1* Cable USB
1* manuel d’utilisateur
1* Firefox OS Developer preview sticker x 1
Après l’unboxing du pack  on va mettre sous la loupe le Keon, attendez notre prochain blogpost
Vous pouvez aussi nous laisser un commentaire si vous voulez qu’on teste quelque chose de spécifique.

Récupérer Echofon pour Firefox après la fermeture de l'API 1.0 de Twitter

Comme annoncé le 31 octobre 2012, Echofon a alors abandonné le développement et la distribution de ses applications desktop, dont la populaire extension Echofon pour Firefox en prévision de la fermeture de la version 1.0 de l’API de Twitter. Echofon n’a pas l’intention de sortir une version officielle compatible avec la version actuelle de l’API, la 1.1. Echofon 2.5.2 pour Firefox sera donc la dernière version de l’extension de micro-blogage qui a fonctionné chez ses utilisateurs ayant installé l’extension avant qu’Echofon ne mette fin à sa distribution jusqu’à maintenant que Twitter a coupé le robinet de l’API 1.0.

Techerator a mis à disposition une version modifiée d’Echofon capable d’utiliser la version 1.1 de l’API de Twitter. Pour l’installer dans Firefox, il suffit de télécharger la dernière version du fichier XPI de l’extension (actuellement « echfon_for_twitter-2.5.2-fx-jahly-6.xpi »). Ouvrez le gestionnaire de modules complémentaires de Firefox (Ctrl+Maj+A) puis cliquez sur l’icône en forme de roue dentée et sélectionnez « Installer un module depuis un fichier… » Localisez le fichier précédemment téléchargé, installez-le et redémarrez Firefox.

Pour vous rassurer sur l’innocuité de cette extension – une extension est un logiciel qui peut faire tout ce que le navigateur peut faire et ne doit être installée que depuis un éditeur de confiance – l’auteur propose d’effectuer vos propres tests pour comparer la version modifiée et la version originale de l’archive zippée XPI et d’ainsi analyser les modifications pratiquées.

Echofon 2.5.2 pour Firefox

Sources et références

© 2010-2013 Mozinet - Ce billet a été publié sur BlogZiNet.

Bilan du FirefoxOS App Day à Montréal

C’est un peu plus de 40 développeurs Web et d’applications qui ont participé au hackathon d’applications pour FirefoxOS le 25 mai dernier à Montréal. Dès 10h du matin, les participants ont pu échanger autour d’un déjeuner avant quatre présentations et enfin une session de hack intense et fructueuse.

Après une courte présentation de Mozilla et de Mozilla Québec par Frédéric Bourgeon, c’est une introduction à FirefoxOS et aux enjeux liés qui a été donnée aux participants. Puis Mark Côté a présenté le Mozilla Marketplace ainsi que les particularités des applications pour FirefoxOS. Pour finir les présentations, Philippe David a couvert les WebAPIs ainsi que les éléments de l’interface pour FirefoxOS.

Désormais prêts pour le développement, et les équipes formées à l’occasion du dîner, les participants ont pu laisser libre cours à leur imagination pour créer des applications.

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Quelques-uns des participants au hackathon (crédit photo : Adil Addiya)

Et c’est peu dire que cette session à été fructueuse. En effet, pas moins de six applications ont été présentées à la fin de la journée.

  • aFitness par Soroush Abtahi
  • Pickup line generator par Soroush Abtahi
  • Nixi par William Lachance
  • Un jeu mettant en scène Nyancat par Dalin Son
  • Un annuaire de restaurants permettant les appels par David Avenante et Loic Richard
  • Une télécommande pour Grooveshark par Emile Filteau-Tessier, Marc-Antoine Hinse, Jérôme Gingras et Mathieu Binette.

C’était un très bel évènement et nous avons été impressionné par les applications réalisées en si peu de temps. Bravo à tous les participants !

Les alternatives à Google Reader en extensions de Firefox

Les gros consommateurs de flux d’actu comme les adeptes du condamné Google Reader ont besoin de davantage de fonctionnalités que peuvent en fournir les fonctions de lecture de flux intégrées à Firefox (marque-pages dynamiques) et à Thunderbird (blogs et nouvelles). Comme d’habitude, il existe des extensions qui peuvent rendre ce genre de services. Amy Tsay, sur le blog d’AMO, nous en a concocté un petite sélection :


À moins d’un mois avant que Google Reader ferme, il est temps de consulter les modules qui répondent à vos besoins de lecture de flux. Feedly est notre choix n° 1, mais cela ne signifie pas il doit être le vôtre — en voici quelques autres que nous avons rassemblés pour vous. Faites-vous plaisir !

Feedly

Une façon productive d’organiser, de lire et de partager le contenu de vos flux favoris, sites, blogs et sites d’actualités. Feedly offre une transition en douceur de Google Reader.

Feedly

Newssitter

Un lecteur de flux facile à utiliser pour la barre latérale avec un téléscripteur de nouvelles et des recommandations de nouvelles. Offre un support pour les fournisseurs de nouvelles premium et fournisseurs de nouvelles des médias sociaux comme Facebook.

Newssitter

Bamboo Feed Reader

Un lecteur de flux RSS et bien plus encore – Lit les articles en RSS, Atom et OPML. Vous pouvez également importer et exporter au format OPML, rechercher vos flux et bloquer les publicités HTML.

Bamboo Feed Reader

NewsFox

NewsFox est un lecteur de flux Atom/RSS efficace en trois volets et façon courriel.

NewsFox

Brief

Brief rend la lecture de flux RSS aussi simple et intuitive que possible. Conçu pour avoir exactement le bon jeu de fonctionnalités, il est puissant et simple à la fois. Les flux sont présentés sur une page homogène et interactive qui vous permet de marquer et taguer les items d’un seul clic.

Brief

Sage

Une extension agrégateur de flux RSS et Atom légère qui a beaucoup de ce dont vous avez besoin et très peu de ce dont vous n’avez pas besoin.

Sage

Le document original et cette traduction sont soumis aux conditions de la licence
Creative Commons : « Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 »
ou toute version postérieure.

License Creative Commons

Sources et références

Mozilla Add-ons Blog, Alternatives to Google Reader, 10 juin 2013, Amy Tsay

© 2010-2013 Mozinet - Ce billet a été publié sur BlogZiNet.

An Accessible Web Event

Objectif atteint, après un long travail avec les élèves du centre El Walid et une magnifique journée pour clore l’initiative, on a pu passer notre message et bien expliquer le programme Womoz.
Le projet « An Accessible Web« s’est finalement bien déroulé et l’évènement de la fin a duré 4 heures.
Au début une compétition a pris lieu entre les élèves. Le travail demandé était : Chaque élève doit faire une page Web pour sa mère à l’occasion de la fête des mères. Le projet Thimble « Happy Mother’s Day » a était pris comme modèle afin de finir la partie HTML (remplir le <body> de la page était l’objectif) avec ce qu’ils ont étudié tout au long de la formation.
Ce qu’ils ont fait exactement :
  • Mettre une image dans une balise  <div> avec deux titres dont l’un est de grande taille et l’autre de petite taille.
  • Écrire un paragraphe dans un autre <div> avec des retours à la  ligne.
  • Résultat avec le temps qu’ils ont passé à faire cela

     

    Il y avait 4 éléments excellents qui ont bien codé leurs pages et c’était dans un temps minimum de 30min.
    Et quand la fin de la compétition a été annoncé, on est passé à l’autre salle de théâtre du centre pour présenter le travail des élèves et la communauté womoz. Quelques projections ont été faite ainsi qu’une animation afin de détendre l’atmosphère.
    Pour conclure, on a donné des attestations aux élèves dont les mentions varient entre  excellent, très bien, bien et assez bien. Nous voulons leurs laisser un souvenir et surtout faire de leur travail quelque chose de concret. Nous avons aussi donné des swags de mozilla comme des petits souvenirs symboliques de notre part.
    Vous trouvez ici les photos de la journée

C'est aux citoyens de surveiller la surveillance étatique

Dans le contexte de l’affaire PRISM, qui révèle à ceux qui en doutaient encore la surveillance généralisée d’Internet par le NSA et surtout la complicité des « géants du net » dont dépendent la majeure partie des internautes, Mitchell Baker, présidente de la fondation Mozilla, rappelle que Mozilla demeure fidèle à ses valeurs de respect des données privées (voyez par exemple le Manifeste de Mozilla). Firefox est en effet le seul navigateur majeur du marché qui ne soit pas proposé par une entreprise qui accepte de transmettre vos données à la NSA. Elle alerte ici sur les dangers de cette « maison de verre » numérique où notre jardin secret ne peut plus exister et en appelle à une prise en mains par les citoyens de la question cruciale de la surveillance par les États.

Traduction de l’article original intitulé « Total surveillance » de Mitchell Baker

Surveillance intégrale

(11 juin 2013)

Imaginez que vous vivez dans un monde où les bâtiments sont en verre et que vous ne pouvez jamais fermer les rideaux. Imaginez que le plancher est en verre, le plafond est en verre et tous les murs sont en verre. Il n’y a pas de rideaux, pas de stores ni de volets, ni rien qui vous permette d’avoir votre intimité. Nous allons tout droit vers ce monde quand nous sommes en ligne. Un solide réseau, des capteurs bon marché et la manipulation de données à une échelle gigantesque construisent l’équivalent des maisons de verre…

La question aujourd’hui est de savoir s’il est possible avoir des rideaux. Si une entreprise ou un écosystème fournissent des rideaux et si nous pouvons créer les nôtres. Aujourd’hui, il est très difficile de fermer les rideaux dans le secteur du commerce. Les sites web sont techniquement en mesure de suivre tout que nous faisons, depuis le temps que nous passons sur une page jusqu’aux publicités qui nous attirent, sans compter notre trajectoire de navigation d’un site à l’autre. Les données vous concernant peuvent être vendues à des tiers. Les données en ligne peuvent être combinées avec les données de votre monde physique et mises à disposition ou vendues à d’autres. Les opérateurs de téléphonie savent quand nous faisons un appel téléphonique, depuis quel lieu, qui nous avons appelé, combien de temps nous avons parlé, quelles sont nos habitudes au téléphone et bien d’autres choses encore.

surveillance

Maintenant, nous savons que le gouvernement américain collecte d’importantes quantités de ces données. Actuellement, il est supposé utiliser seulement des « métadonnées » sur les appels téléphoniques de citoyens américains, et utiliser aussi le contenu des appels pour les ressortissants étrangers. Maintenant, nous savons aussi qu’il n’est pas non plus possible de tirer les rideaux quand nous sommes face aux gouvernements. Nous pouvons aussi nous demander combien d’autres gouvernements collectent ce type de données.

Voici maintenant le moment de nous demander : nous sentons-nous concernés ? Sommes-nous concernés lorsque nous découvrons que notre gouvernement nous observe et nous piste à notre insu ? Nous soucions-nous de savoir comment le gouvernement américain traite les citoyens des pays amis et alliés ? Sommes-nous concernés si d’autres gouvernements veulent imiter les États-Unis et récolter à leur tour ce type de données ? Comment les entreprises, les organisations et les individus considèrent-ils les États-Unis maintenant qu’ils savent dans quelle mesure nos activités en ligne sont sous surveillance ? Jusqu’à quel point les autres gouvernements en font-ils autant — que ce soit pour les citoyens ou pour des ressortissants étrangers ?

Comment garder un équilibre entre les droits du citoyen et la sécurité du pays ?

Chez Mozilla nous donnons depuis longtemps la priorité au contrôle personnel de la vie en ligne, y compris au degré d’intimité que peut désirer chaque utilisateur. Nous concevons des produits destinés à promouvoir cet objectif, et nous continuerons de le faire. En substance, nous essayons de fournir à chaque citoyen la possibilité de tirer les rideaux..

Toutefois, nos produits ne conçoivent pas les politiques gouvernementales. C’est le rôle des citoyens. Nous exhortons tous les citoyens à s’impliquer dans la question de la surveillance de masse par leur gouvernement. Ceci déterminera ce que sera réellement la vie en ligne à l’avenir. Nos maisons en ligne sont devenues de plus en plus transparentes et nos vies de plus en plus visibles pour quiconque veut les regarder.

Posons-nous la question : voulons-nous vivre dans une maison ou dans un bocal ?

Crédit image http://www.flickr.com/photos/topgold/