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Firefox OS en France : mobilisons nos réseaux

À la manière de ce que nous avions réalisé lors de la sortie de Firefox en son temps, nous devons nous mobiliser et aider nos amis, nos connaissances à adopter Firefox OS, le système d’exploitation mobile de Mozilla. Sa sortie en France fin juillet dans le ZTE Open C chez Leclerc au prix de lancement de 69,90 € nous en donne l’occasion.

Leclerc_ZTE_Open_C.png

Flaburgan nous explique ce qu’est le projet Firefox OS et ce qui le rend si spécial et si précieux. Vous pourrez y piocher les arguments pour présenter Firefox OS et ses spécificités. En plus du prix pour les possesseurs de téléphones à l’ancienne qui voudraient en profiter pour disposer d’un smartphone aux fonctions dignes de ce nom, Firefox OS c’est les libertés et la transparence du logiciel libre, le pilotage par une fondation sans but lucratif et sans actionnaires, un modèle différent des silos et environnements fermés et intégrés mis en place pour les géants américains, un éditeur qui n’a pas d’intérêt non Web lors de la prise de décisions, la conception en partie en France de l’OS, et bien d’autres à choisir selon l’interlocuteur.

Mais, depuis 2004, une chose a changé : l’explosion des réseaux sociaux. Vous touchez de nouvelles personnes, par des moyens divers et bien différents d’il y a dix ans.

La communauté francophone Mozilla, dans le cadre de ce lancement de Firefox OS en France a ouvert des canaux spécifiques. Nous sommes présents sur Facebook, Twitter, Google+, YouTube en plus de nos réseaux généralistes.

Réseaux sociaux Firefox OS FR

Réseaux sociaux Mozilla fr généralistes

Liens utiles

Amélioration de la détection des malwares dans Firefox 31 et 32

Page malveillante détectée par FirefoxMardi est sorti Firefox 31. Le jeu vidéo n’est pas le seul axe de cette nouvelle version. La sécurité progresse aussi avec Prefer:Safe, une sorte de DNT du contrôle parental qui en demandant aux serveurs de ne pas envoyer de contenu pour adultes serait plus difficile à contourner par les enfants. Autre fonction de sécurité pour tous : l’extension de la navigation sécurisée de Google aux fichiers téléchargés. Elle arrive dans Firefox 31 et sera améliorée dans Firefox 32 entré jeudi dans le canal bêta.

Certains vont se plaindre d’une plus grande dépendance de Mozilla à Google. Cependant, cette extension est une évolution logique de la protection existante depuis longtemps dans Firefox qui limite l’exposition de l’utilisateur à Google. La vérification des pages et fichiers pour les logiciels malveillants est désactivable comme expliqué en fin de billet.

Voici une rapide traduction du billet de Sid Stamm, directeur de l’ingénierie de sécurité et vie privée chez Mozilla :


Nous sommes toujours à la recherche de moyens d’aider à mieux protéger les gens de la menace constante des logiciels malveillants. Depuis des années, Firefox utilise la navigation sécurisée de Google (Safe Browsing) protégeant contre l’hameçonnage (phishing) et contre les logiciels malveillants (malwares) pour aider à vous empêcher de visiter accidentellement des sites dangereux. Cette protection fonctionne en vérifiant les sites que vous visitez sur des listes de sites d’hameçonnage et avec des logiciels malveillants signalés que Firefox télécharge (pour plus de détails, consultez cette page).

Firefox est sur le point de devenir plus sûr.

Jusqu’à récemment, nous n’avions accès qu’à des listes de sites Web malveillants signalés. Maintenant, le service Safe Browsing surveille les fichiers téléchargés malveillants aussi. La dernière version de Firefox (à partir du 22 Juillet) vous protégera contre plus de logiciels malveillants en comparant les fichiers que vous téléchargez avec ces listes de fichiers malveillants et les empêchera d’infecter votre système.

La prochaine version de Firefox (qui sortira en septembre) empêchera encore plus de téléchargements malveillants sur Windows. Lorsque vous téléchargez un fichier d’application, Firefox vérifiera la signature. S’il est signé, Firefox comparera alors la signature avec une liste d’éditeurs sûrs connus. Pour les fichiers qui ne seront pas identifiés par les listes comme « sans danger » (autorisés) ou comme « logiciels malveillants » (bloqués), Firefox demandera au service de navigation sécurisée de Google si le logiciel est sûr en envoyant certaines des métadonnées du téléchargement. Notez que cette vérification en ligne ne sera effectuée dans Firefox sur Windows que pour les fichiers téléchargés qui n’ont pas un éditeur connu comme digne de ce nom. La plupart des logiciels communs et sûrs pour Windows sont signés et donc ce dernier contrôle n’aura pas toujours besoin d’être fait.

Grâce à nos tests préliminaires, nous estimons que cette nouvelle protection contre les logiciels malveillants divise la quantité de logiciels malveillants qui se glissent à travers des protections de Firefox de moitié. C’est beaucoup de logiciels malveillants qui seront stoppés net.

Et bien sûr, si vous ne voulez pas envoyer de données à Google sur les quelques téléchargements qui ne correspondent pas à ces listes, vous pouvez désactiver la protection des logiciels malveillants. Mais nous croyons que l’éradication des logiciels malveillants est critique pour la plupart des gens, et espérons que cette nouvelle fonctionnalité pour aider à travailler dans les coulisses pour vous garder en sécurité lorsque vous naviguez.

Pour davantage de détails, rendez-vous sur le billet de blog de Monica.


Le document original et cette traduction sont soumis aux conditions de la licence
Creative Commons : « Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 »
ou toute version postérieure.

License Creative Commons

Comment désactiver cette fonction

Faites une quelconque des opérations suivantes :

  • Désactiver la détection des logiciels malveillants, en décochant dans les options > Sécurité > « Bloquer les sites signalés comme étant des sites d’attaque ». Cela désactive toute la protection SafeBrowsing contre les logiciels malveillants, y compris l’avertissement interstitiel qui apparaît lorsque l’utilisateur accède à un site de logiciels malveillants.
  • Remplacer browser.safebrowsing.appRepURL dans about:config avec une chaîne vide. Cela désactive les contrôles de réputation des applications, mais laisse l’autre protection de SafeBrowsing contre les logiciels malveillants intacte.

Sources et références

Extension de la protection SafeBrowsing

Firefox 31

Firefox 32 bêta

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Bloguer est un art difficile.

Un petit meta article pour réfléchir sur la communication sur le Web.

La communication est essentielle dans un projet, et encore plus lorsqu’il est Libre. Il n’y a rien de pire que de travailler « en boite noire » sans communiquer avec la communauté, et d’arriver plusieurs mois plus tard en disant « TINTIIIN ! Voici une nouvelle version qui a complétement changé de direction par rapport à ce que vous croyiez et maintenant c’est trop tard pour faire quoi que ce soit ! ». Je pense d’ailleurs honnêtement que c’était la cause principale de l’échec du projet diaspora* lorsqu’il était mené par ses fondateurs. Même si on s’est un peu amélioré depuis, il reste beaucoup d’effort à faire en ce sens. Pourquoi communiquer est-il si important ? Vous connaissez déjà la réponse à cette question : un projet a tout à gagner à être connu. Plus d’utilisateurs, ce qui en fait un projet plus attractif, plus rentable s’il est basé sur ce genre de modèle d’affaire, plus crédible aussi, et plus fort, lorsqu’il y a des bras de fer avec les concurrents. Mais aussi, une plus grosse communauté qui, si elle est bien gérée, peut amener plus de contributeurs (développeurs, mais aussi designeurs, sysadmin, traducteurs… Tous sont nécessaires) et donc un projet de meilleure qualité. Il faut savoir jouer avec avec finesse, mais les bénéfices sont souvent à la hauteur des efforts fournis. Maintenant que nous sommes d’accord sur le fait que la communication est essentielle et que le succès ou l’échec d’un projet dépend d’abord d’elle, peu importe sa qualité technique, je peux rajouter deux gros bémols.

En tout premier lieu, il faut savoir communiquer au bon moment, au bon public et sur les bons sujets. Par exemple, vous pourriez être étonné de mon manque de communication sur le projet diaspora*, sur lequel je passe pourtant des dizaines d’heures par semaine. Et bien, je considère que le projet n’est pas encore prêt, et donc que ce n’est pas le bon moment pour communiquer sur le sujet, surtout pas auprès du grand public, et à peine auprès des utilisateurs avertis. Communiquer trop tôt, c’est risquer de voir les gens venir découvrir le projet, être déçu, et ne jamais revenir, alors que le projet pourrait complètement leur correspondre une fois la maturité nécessaire atteinte. J’ai utilisé pour la première fois un téléphone Firefox OS en 2012. J’aurais pu en parler immédiatement. Les premiers téléphones sont sortis et ont été vendus au grand public en Juillet 2013. Je n’en ai pas parlé sur mon blog ou les canaux plus visibles que sur diaspora*. Ce n’est que maintenant, presque deux ans après ma première utilisation, que je commence à vraiment promouvoir Firefox OS, car je considère que la version 1.4 est suffisamment mature pour être présentée aux gens. Et qu’est-ce que j’ai comme premiers retours ? De la part des particuliers, à 90% du positif. De la part des geeks ? « Téléphone pourri, mauvais hardware, soit disant lags… ». Je n’imagine même pas la tronche de la revu un an plus tôt sur le Open avec 256Mo de Ram et en version 1.0. La revue « négative » sur laquelle se basait Cyrille pour descendre le ZTE Open C avant d’avoir reçu le sien est celle-ci. En résumé, Firefox OS n’est pas critiqué, ce sont le manque d’applications sur le marketplace et un hardware « bof on peut avoir le même avec un Android et en plus comme ça on a des applis » qui sont décriés. Et c’est là que l’on comprend qu’il y a quand même un point comm’ qui est passé visiblement inaperçu malgré le nombre d’article même dans la presse généraliste sur le sujet (comme l’interview de Nitot chez le Nouvel Obs) : Pourquoi Firefox OS ??. Tous les articles qui font des reviews passent complétement à côté du sujet, considérant que ce système d’exploitation n’est qu’un de plus parmi tant d’autres, et jeune donc immature. Mais NON, si même les geeks ne comprennent pas que le but est justement de se passer d’Android et de ses applications restrictives qui pompent nos données comme notre sang par les moustiques au bord d’un lac en Juin, comment voulez-vous que la comparaison tienne le coup ? Aucune mention nulle part que le système d’exploitation est un Logiciel Libre, que c’est le seul système conçu par une fondation à but non-lucratif, qu’il est fait en pensant d’abord à la protection de nos données, qu’une nouvelle version sort tous les 3 mois et qu’on peut donc s’attendre à voir l’OS évoluer très rapidement… Donc, visiblement, il aurait fallu communiquer plus et mieux sur le projet lui même (c’est pour ça que je me suis décidé à écrire un billet hier), pour expliquer le but et la stratégie de mozilla aux reviewers qui n’ont visiblement pas compris qu’il était normal de ne pas avoir 8M pixel sur un téléphone que l’on qualifie d’entré de gamme et que l’on destine aux gens qui n’ont jamais eu de smartphone.

Vous l’avez compris, choisir le bon message au bon moment et auprès du bon public est un exercice difficile qui peut faire basculer l’intégralité d’un projet, car la communication est une arme à double tranchant, et la manier n’est pas mon métier. J’aime cela, mais je n’ai aucune compétence particulière en la matière. Nous arrivons donc au deuxième bémol sur le blogging. Lorsque l’on blogue, il s’agit de faire la pêche aux informations. Quand c’est un projet fermé, il faut s’y mettre encore plus (et c’est ça qui peut être rigolo), mais dans les deux cas, il s’agit de fouiller, des commits git, des changelogs, des mailing listes, d’interroger, des développeurs, des utilisateurs, d’essayer. C’est justement ça le travail d’un blogueur, d’aller fouiner pour savoir ce qui se passe réellement dans un projet pour ensuite le résumer aux gens qui ne font que lire. Quel est l’intérêt de bloguer si l’on attend simplement une dépêche, un billet de la part de gens impliqués dans le projet pour le reprendre ? Ce n’est pas en lisant ces billets qu’un avis critique sur le projet pourra être donné ! Surtout que les équipes des projets sont en général ouvertes et prêtes à parler de ce qu’elles font, Philippe Scoffoni m’a par exemple demandé de lui parler un peu de diaspora* et j’ai répondu avec plaisir. Je remarque une certaine tendance à vouloir parler des choses sans réellement approfondir qui me déçoit un peu. C’est pourtant pour moi les critères principaux d’un blogueur de qualité : un bon sens critique / mise en relativité et la capacité à aller chercher l’information et la mettre en forme. Quand Cyrille nous dit « que personne ne parle de la sortie de Firefox OS » et que je vois l’annonce officielle suivie de la liste que l’on a dressé entre contributeur mozilla des articles annonçant la sortie, je me dis qu’il y a quand même un petit décalage.

Amis blogueurs, venez donc nous questionner, discutons, échangeons, et je vous laisse la joie de mettre tout ça en forme comme vous le souhaitez à la fin, avec votre grain de sel, et en vous rappelant que vous avez le pouvoir de couler un projet comme de lui donner une prestance impressionnante. Cela mérite d’y réfléchir un peu, d’aller chercher les infos à la source sur github et les mailing list plutôt que dans des flux RSS, pour sortir un article inédit !

Quelle actualité francophone sur Mozilla pour quel internaute ? (Q&R)

Une longue question de CVL sous le billet Actualité de Mozilla en juin 2014 me donne l’occasion de rédiger une longue réponse qui vaut bien aussi un billet.

Eh les copains, c’est bien mais trop long ! L’internaute de base n’est-il pas déjà reparti ??? ;-)

Ce type de billets n’est pas vraiment destiné à l’internaute lambda (bien qu’il ait le droit de lire jusqu’au bout aussi) mais plutôt au Mozillien et à l’internaute curieux de l’actualité de Mozilla qui ne peut ou ne veut la suivre au quotidien. Sans oublier l’intérêt comme archive publique d’avoir une sélection de l’actualité très touffue du projet Mozilla dont l’envergure a explosé depuis deux ans.

N’est-il pas préférable d’avoir le système précédent ou chaque fois qu’il y a une nouvelle version de FF, on l’annonce, on donne les nouveautés, les failles de sécur etc. C’est bien c’est simple et ça permet à l’utilisateur de savoir ce qui change et pourquoi, point !

Il n’y a pas eu de nouveau système juste moins de temps du rédacteur – unique – de BlogZiNet. Sans compter les sites d’actualité High-tech francophones qui publient des articles sur Mozilla, Firefox, Firefox OS et ce qui leur semble important dans l’actualité du projet, l’actualité de Mozilla est suivie – par moi – sur le compte Twitter de MozillaZine-fr (comme visible sur la page d’accueil de ce blog et mentionné dans de nombreux de ses billets) en français. Changement de medium, mieux adapter à l’agenda et à l’envie du rédacteur.

C’est parfait car on sait où on en est et surtout c’est dit en français ! Car je suis allé sur le site de FF, dès que l’on veut voir les nouveautés on est basculé sur les pages anglophones. En fait, le site francophone de FF semble n’être qu’une façade de cinéma ; derrière tout est toujours en anglais.

Il me semble t’avoir déjà répondu sur MozillaZine-fr. Réponse dont j’ai même fait un billet en février : Trop de sites communautaires de Mozilla ? (Q&R) Extrait :


L’information institutionnelle sur les réalisations est regroupée sur le blog officiel de Mozilla.

En français, l’information institutionnelle est fournie par la Section Presse de Mozilla.


La page principale mozilla.org – traduite en français par la communauté comme pas mal de pages de présentation – a une partie « dernières nouvelles » qui renvoie au blog de la Section presse francophone et un champ pour recevoir la lettre d’information de Mozilla elle aussi traduite par la communauté. C’est là de l’information grand public.

Les technophiles sont contraints de parler anglais pour avoir accès à l’information pour développeurs et curieux de l’actualité des produits et projets ou sont soumis à la disponibilité et l’intérêt des bénévoles de la communauté francophone qui traduit, adapte ou rapporte les nouveautés au stade du développement ou dans les versions finales.

D’ailleurs, il est significatif de voir que je suis le 1er à laisser un post au bout de, quand même, quasiment 20 jours… ! Alors que la 31 est sortie officiellement, je me demande si je mets le lien vers ce post au risque que l’internaute s’y perde :-o

Ce n’est pas la bonne actualité. La Section presse francophone a publié un billet du 22 juillet sur Firefox 31 : Une nouvelle version de Firefox qui met le jeu à l’honneur qui adapte le billet du blog officiel de Mozilla : First Commercial Web Games Launch Leveraging Mozilla-Pioneered Technology.

J’ai aussi publié sur MozillaZine-fr un billet sur les nouveautés de Firefox 31, 32 et 33 introduites au stade de la version Nightly. Je vais le mettre à jour avec les nouveautés annoncées sous Firefox Nightly 33. C’est maintenant, depuis le train de sorties du 22 juillet qui a vu sortir Firefox en version finale stable 31, Firefox 34 qui est en Nightly.

FF au service de l’internaute de base, voire ! Encore faut-il se mettre à sa portée. Et le postulat “confiance on s’occupe de tout” aujourd’hui ça ne marche plus.

L’internaute de base à de la communication qui lui est destinée sur les pages de Mozilla.org en partie traduites en français et une lettre mensuelle comme indiqué ci-dessus.

Edition bis : Cet énorme boulot a du demander 2 jours accroché à son écran. Comme il est capital que les webmestres de BlogZinet francophone soient encore là dans les années qui viennent, peut-être, il vaudrait mieux découper ce genre d’article. On est tous confrontés à ce dilemme. Comment être exhaustif sans être trop long et finir par lasser le maniaque de la Fondation qui passe épuisé au bout de la moitié de la lecture ? Allez courage ! :-D

Il n’y a pas de « webmestres de BlogZinet » mais l’auteur d’un blog personnel certes monomaniaque :-)

La rédaction n’a pas pris deux jours car je sélectionne l’information sur un pad au fur et à mesure que je la vois passer et l’annonce sur Twitter, super outils de curation. D’un seul coup ce serait un travail de Romain difficilement à la portée du bénévole.

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Qu’est-ce que le projet Firefox OS ?

ffosbgÇa y est, le système d’exploitation de Mozilla arrive en France grâce à un partenariat entre le constructeur ZTE et E. Leclerc. C’est donc le ZTE Open C qui sera le premier téléphone sous Firefox OS commercialisé en France. Vous pouvez lire à ce sujet le billet de blog officiel de Mozilla. Je ne vais pas m’étendre spécialement sur ce téléphone, vous pouvez aller voir le site de ZTE pour cela. Je vais parler ici du système lui même, de pourquoi Mozilla s’est lancée dans un tel projet, pourquoi il est extrêmement important pour notre Liberté, et pourquoi je crois en lui et pense que c’est la solution, plus que les autres projets Libres (Sailfish OS par Jolla, Ubuntu, Tizen…).

D’abord, qu’est-ce que c’est que Firefox OS (anciennement connu sous le nom de boot to gecko) :

  • Un système d’exploitation complet, découpé en trois couches : Gonk (C) un Linux qui permet de parler avec le materiel, Gecko (C++) le moteur de rendu de Firefox (interprétation du HTML + moteur Javascript) et Gaia (HTML5 / CSS3 / JavaScript) l’interface du système
  • Il est orienté mobile, même s’il peut s’installer relativement partout (il y a actuellement des partenaires qui travaillent sur des tablettes, des télévisions et un dongle HDMI à la chrome cast)
  • C’est un Logiciel Libre (la licence n’est pas la même selon les couches mais respecte toujours les 4 libertés) conçu par une fondation à but non lucratif
  • Il possède actuellement toutes les fonctionnalités de base d’un smartphone : appel, SMS/MMS, gestion des contacts, email, agenda, musique, camera, radio, suivi conso, connectivité (3G, WiFi, bluetooth, NFC), magasin d’application…

On peut maintenant arriver à la vraie question :

Pourquoi Firefox OS, un système d’exploitation basé sur le web ?


Je ne suis pas impliqué très profondément dans la fondation Mozilla, mais de ce qui est ressorti de mes discussions là-bas, voici ce que j’ai retenu du pourquoi d’un tel projet. Vous pouvez retrouver plus d’explications dans cette interview donnée par Tristan Nitot au Nouvel Obs.

Lutter contre les silos

Spécifiques à une plateforme, les applications relancent l’apparition de silos enfermant les utilisateurs. Elles sont un cauchemar à la fois pour les développeurs qui doivent les recréer pour chaque OS où ils veulent être présent, iOS, Android, Symbian, Blackberry, Windows Phone… (souvent, ils s’arrêtent aux deux premiers car le reste n’est pas rentable vu les parts de marchés, ce qui renforce les silos) et pour les utilisateurs, qui une fois qu’ils en ont acheté plusieurs se retrouvent coincés sur une plateforme, ne pouvant les transférer. Mozilla aime le Web. Un web ouvert, libre, neutre, où tout le monde est à égalité. Voir des sites investir énormément dans des applications spécifiques à des plateformes fermées au lieu d’une version mobile pour tous est une aberration qui exclu certains utilisateurs, comme l’époque où il n’était pas possible d’envoyer un email d’AOL vers CompuServe parce que les deux fournisseurs d’accès étaient en guerre commerciale…

XKCD app
par XKCD

Cette notion de libérer des silos est très importante dans la philosophie du projet, car c’est une étape de plus que d’exécuter du code Libre. Je ne sais pas quelle est l’approche exacte des autres créateurs d’OS Libres sur ce point, mais j’imagine par exemple qu’une application développée pour Ubuntu va elle aussi être spécifique à cet OS. Avec de l’espoir, on peut imaginer qu’elle tournera sur tous les GNU/Linux. Cela serait déjà mieux qu’Apple, Microsoft, Google, Amazon & Cie, mais ce n’est pas parce que le code est Libre qu’il ne restreint pas à une plateforme. Choisir le Web, c’est choisir d’être exécutable partout, par tous. On ne développe pas une application « pour Firefox OS », on développe une application Web, qui fonctionne aussi bien sous Mac OS ou Android que sous Windows 8. Faites l’essai, allez sur le marketplace avec Firefox depuis votre Android et installez des applications, vous verrez qu’elles s’intègrent parfaitement au système. Voici du vrai multi-plateforme. Au passage, le marketplace n’est qu’un catalogue, les applications n’y sont pas hébergées et il n’est nullement un lieu de passage obligatoire pour installer une application.

La fin des systèmes d’exploitation « lourd » ?

En fait, cette logique a déjà été bien comprise et utilisée par nos géants, mais uniquement à leur avantage. Le web est la plateforme, cela se voit à l’usage. Quand auparavant, on démarrait son ordinateur, puis on lançait un logiciel de messagerie pour voir ses mails, un lecteur multimédia pour regarder un film ou écouter de la musique, une suite bureautique pour créer des documents, un autre pour gérer ses photos, un jeu… À présent, on lance simplement son navigateur. Et on va sur son webmail, son réseau social, sur du streaming et de l’écoute en ligne, sur les google apps, picasa ou autre, des jeux, bref, absolument tous les usages que l’on pouvait faire dans son ordinateur se font à présent en ligne. Du point de vue maitrise des données, c’est inquiétant. Du point de vue utilisation, c’est d’une facilité absolument géniale. Une faille ou une nouvelle version ? Un serveur à mettre à jour, et tous les utilisateurs ont la dernière version. Des utilisateurs très différents, sur des systèmes d’il y a 10 ans ou bien sur un téléphone ? En 32 ou en 64 bits ? Windows ? Quelle version ? Mac OS ? GNU/Linux ou même BSD ? Qu’importe. Du moment qu’ils ont un navigateur moderne, tout marchera. Pas besoin d’un ordinateur puissant, ni d’un disque dur de 1To, le programme comme les données restent dans le cloud. Un petit SSD de 128Go, démarrage en deux secondes, et on est bon. Vous reconnaitrez là aussi la vision derrière Chrome OS. Je le redis, cela pose des questions de vie privée, et c’est pour cela que des projets comme Cozy Cloud ont une importance primordiale. Mais quittons les serveurs et recentrons nous sur les clients. L’usage nous montre donc que tout est à présent fait avec le navigateur. Que se passerait-il si, au démarrage du système d’exploitation, nous lancions directement le navigateur en mode plein écran ? Nous afficherions une interface adaptée, qui permettrait d’accéder facilement aux sites que nous visitons le plus. Nous en garderions même certains en cache, pour les consulter sans internet. Tout fonctionnerait comme avant lorsque nous lancions manuellement le navigateur. Mais alors ? Plus besoin des programmes installés autres que le navigateur. Plus besoin de centaines de librairies, du support pour des dizaines de langages différents, d’une interface complexe avec gestionnaire de fenêtres, de gestion des utilisateurs, des sessions… Vous l’avez compris, je viens de vous décrire Firefox OS, et en même temps, de vous expliquer comment, même avec un langage interprété qu’est le JavaScript, il est possible d’avoir des performances acceptables avec 256Mo de Ram et un processeur simple cœur.

En résumé donc, libérer les utilisateurs des écosystèmes fermés mis en place par Google, Apple et Microsoft, en mettant en avant le Web comme plateforme ouverte en se basant sur l’évolution des usages, voici le pourquoi du projet Firefox OS. Il s’agit aussi bien sûr de conserver / acquérir sur mobile des utilisateurs de Firefox, afin de maintenir le poids de Mozilla dans l’avenir du web.

Une exécution de code téléchargé mais une meilleure sécurité ?

Les applications ne sont que rarement installées et restent généralement des sites web, ce qui amène beaucoup d’avantages collatéraux. Par exemple, pas d’installation signifie pas de désinstallations foireuses avec des morceaux qui restent un peu partout dans le système, impliquant un reformatage obligatoire tous les 6 mois si l’on ne veut pas pédaler dans la semoule. Cela implique aussi une gestion très différente des permissions. Ces dernières ne sont en effet pas demandées à l’installation mais à l’usage. Vous avez déjà certainement croisé ces popups dans Firefox : « ce site web demande à [connaitre votre position / accéder à votre webcam / stocker des données pour une utilisation hors ligne / ...]« . Firefox OS n’est rien d’autre que Firefox en plein écran, il fonctionne exactement de la même manière. On peut donc utiliser une application qui va demander à accéder à la galerie de photos tout en refusant qu’elle accède à notre position géographique. Cette granularité est complétement absente des autres plateformes où il faut accepter toutes les permissions, ou refuser d’utiliser l’application. Bonus : on peut même réaliser à quel moment exact l’application a besoin de la permission. (Accéder à mes contacts pour m’afficher la météo ? Seems legit…). À ceux qui s’inquiétaient de voir des sites web pouvoir accéder à des données internes de l’OS, vous pouvez être rassurés, à moins d’une faille dans Gecko, vos données sont finalement beaucoup mieux contrôlées dans Firefox OS que dans Android ou iOS.

Release quick, release often

Il est intéressant de noter l’approche de la fondation pour gérer son projet. Durablement marqué par la sortie de Firefox 4, qui a été repoussée pendant des mois, la fondation a pris un virage à 180 degrés pour tous ses produits. Plus question maintenant de retarder une date, un logiciel sortira le jour J ou ne sortira pas. Cela veut dire que les fonctionnalités non prêtes sont repoussées au lieu que ce soit la date de la sortie qui change. Tant pis, elles seront incluses dans la version suivante du logiciel. Cela signifie évidemment que les versions doivent s’enchaîner assez rapidement, sinon le manque pour l’utilisateur est important. Pour Firefox, c’est donc toutes les 6 semaines qu’une nouvelle version est disponible. Firefox OS est délivré aux partenaires, pas directement à l’utilisateur, le rythme est donc deux fois plus long, une release tous les trois mois. Cela reste extrêmement rapide pour un système d’exploitation, et il est donc probable que les partenaires ne vont pas publier toutes les versions sur système mais passeront plus probablement directement de la 1.3 à la 2.0 par exemple (elle correspond à la 1.5, il n’y aurait donc que la 1.4 qui serait sautée dans ce cas de figure).

Sortir des versions aussi souvent est un pari risqué pour Mozilla, mais il semblerait que ce soit la bonne solution. En effet, un OS complet met des années à être construit. Des années pendant lesquels les développeurs travaillent dans un tunnel, avec peu de retour, et sur un marché qui évolue grandement pendant ce temps. On ne compte plus le nombre de projets annoncés qui n’ont jamais vu le jour. L’objectif était donc un Time to Market minimum : un téléphone sur le marché le plus vite possible, pour avoir des retours, faire parler du projet, intéresser les développeurs afin d’avoir des apps quand le téléphone sera mis sur des marchés plus concurrentiels. Firefox OS 1.0 n’avait donc même pas le support des MMS ! Depuis, chaque version a apporté son lot de fonctionnalités indispensables, jusqu’à la 1.4 qui contient toutes les fonctionnalités attendues d’un téléphone intelligent actuel. Cette 1.4 aurait pu être la « vraie » 1.0, mais retarder la sortie sur le marché de presque 1 an et demi aurait été problématique. Cette 1.4 a une maturité que la 1.0 équivalente n’aurait jamais eu. Et maintenant que les bases sont posées, Mozilla peut commencer à innover réellement dans une 2.0 qui promet pas mal de changements.

Voilà, j’ai encore beaucoup de choses à dire sur Firefox OS mais ce billet commence à devenir sacrément long. On va donc s’arrêter là et espérer que le projet rencontre le succès qu’il mérite. Vu la liste des partenaires, on peut être confiant !

Ça y est Cyrille Borne, tu l’as ton article sur Firefox OS !

Mozilla : “Firefox & Vous” de juillet 2014 - Newsletter francophone

Firefox OS par ZTE en FranceVoici la seconde lettre francophone de Mozilla que je publie en juillet. Celle-là est bien la newsletter « Firefox & Vous » de juillet.

La lettre vous rappelle que ça fait un an déjà que Firefox OS, le système d’exploitation mobile de Mozilla, a été lancé. La lettre ne le dit pas mais, en suivant le lien proposé, vous pourrez découvrir que maintenant la France fait partie des pays où sortira Firefox OS (avec le ZTE Open C fin juillet chez Leclerc au prix de lancement de 69,90 €).

Dans le mobile, Mozilla est aussi présent avec Firefox pour Android dont la lettre présente deux nouvelles fonctionnalités. Cela vous donnera peut-être envie de l’essayer et de découvrir cette excellente pièce de logicielle dont l’astuce du jour vous apprendra à tirer le maximum avec la prise en charge des vidéos en Flash.

Jetez aussi un œil aux extensions en vedette, elles pourraient vous rendre bien service.

Recevez la prochaine lettre d’information de Mozilla dans votre boîte aux lettres électronique.

Vous pouvez également vouloir aider à traduire les prochains numéros aux côtés de notre super équipe de traducteurs bénévoles.

© 2010-2014 Mozinet - Ce billet a été publié sur BlogZiNet.

Firefox OS débarque en France via ZTE et E.Leclerc

ZTE open C FranceComme une réponse à l’impatience marquée dans notre dernier article, Mozilla annonce l’arrivée en France de son système d’exploitation mobile, Firefox OS. Ce n’est pas grâce à un des grands opérateurs français qui se donnerait ainsi les moyens de son indépendance des écosystèmes fermés et dominés par des géants américains, mais un MVNO, opérateur de réseau mobile virtuel, c’est-à-dire qui ne dispose pas de son propre réseau mais a un accord avec un opérateur pour proposer un service de communication sous sa propre marque. Les centres E.Leclerc, dans leurs espaces mobiles, vendront ou proposeront sous leur marque Réglo Mobile, l’Open C de ZTE sous Firefox OS 1.3 désimlocké, sans engagement, au prix de 79,90 € avec une offre de réduction de 10 € jusqu’à la rentrée.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse avec les caractéristiques du téléphone et des précisions sur l’offre. On y apprend que le ZTE Open C est compatible tous opérateurs et sera disponible fin juillet dans les centres E.Leclerc ainsi que sur le site web de l’enseigne. L’offre vise clairement les nouveaux utilisateurs de smartphone.

Le site de ZTE France présentant l’Open C rappelle que le système d’exploitation de la fondation Mozilla est en grande partie développé dans ses bureaux parisiens.

ZTE Open C Fiche produitTout de suite après avoir vanté la puissance des technologies Web et avant même de vanter sa facilité d’utilisation, le communiqué de presse de Leclerc et de ZTE met en avant « un smartphone libre et engagé » :

Le ZTE Open C et son Firefox OS forment une alternative libre, résolument différente de l’essentiel de l’offre smartphones actuelle. Elle est aussi promise à s’enrichir grâce à la participation active et enthousiaste de la communauté.

ZDNet qui a déjà rapporté la nouvelle précise en fin d’article :

Sans donner le moindre chiffre, Mozilla affirme qu’un an après le lancement des premiers appareils, Firefox OS bénéficie d’une « adoption croissante sur le marché ». « Nous nous basons sur ce que nous disent nos partenaires. On ne fournit que le logiciel, pas des appareils. On ne vend pas directement. Mais ils sont très contents. », nous expliquait Tristan Nitot.

@MozillaBelgium nous rappelle un article du mois de mai qui prévoit l’arrivée du ZTE en Belgique au début de l’été.

L’article du blog officiel de Mozilla en grande partie traduit par la Section presse de Mozilla donne plus de nouvelles de l’actualité de Firefox OS qui poursuit son expansion dans de nouveaux pays et sur de nouveaux matériels. Il est plaisant d’enfin voir la France sur la carte du déploiement de l’OS libre de Mozilla :-) Espérons que ça donnera des idées à d’autres acteurs en France…

Carte animée des marchés de Firefox OS

Communiqué de presse

ZTE et Réglo Mobile, le MVNO de E.Leclerc, lancent en France le smartphone ZTE Open C sous Firefox OS
ZTE Open C E.Leclerc

Paris, le 17 juillet 2014 – ZTE et E.Leclerc donnent le coup d’envoi en France du système d’exploitation Firefox OS développé par la fondation Mozilla. Le ZTE Open C est en effet le premier smartphone sous Firefox OS commercialisé dans l’hexagone et sera disponible au lancement dans les enseignes E.Leclerc.

Le ZTE Open C permet aux nouveaux utilisateurs d’accéder à l’univers du smartphone, grâce à un système intuitif et simple, sur un téléphone à prix très abordable. Le ZTE Open C est un format compact, doté d’un affichage confortable de 4 pouces. Il intègre le processeur Qualcomm® Snapdragon™ double cœurs à 1,2 GHz parfaitement adapté aux applications pratiques, le surf Internet, le multimédia et les mini-jeux. Grâce au système Firefox OS économe en ressources, et grâce à sa batterie de 1 400 mAh, le ZTE Open C garantit une autonomie prolongée, même en cas d’utilisation multimédia.

ZTE Open C LeclercDe puissantes technologies Web

Le système d’exploitation Open Source Firefox OS est un système totalement nouveau, s’appuyant sur les technologies Web, et proposant aux utilisateurs de retrouver sur leurs mobiles la même expérience à laquelle ils se sont familiarisés sur leurs navigateurs Internet. Firefox OS se distingue aussi par sa très innovante recherche intelligente accessible sur l’écran d’accueil principal qui permet d’utiliser une application tout de suite sans même l’installer.

Un smartphone libre et engagé

Le ZTE Open C et son Firefox OS forment une alternative libre, résolument différente de l’essentiel de l’offre smartphones actuelle. Elle est aussi promise à s’enrichir grâce à la participation active et enthousiaste de la communauté.

ZTE Open C LeclercSimple comme un jeu d’enfant !

Finis, les longs apprentissages ! Finis, les appels à l’aide pour utiliser son téléphone ! Pour ceux qui n’ont encore jamais possédé un smartphone, le ZTE Open C se présente en effet comme la solution idéale. L’interface sans widgets complexes, l’abolition de la distinction entre applis et services Internet, la simplification extrême des menus, les icônes colorées et bien lisibles, etc., tout participe à rendre l’usage intuitif, plaisant et efficace.

ZTE Open C Leclerc« Nous sommes fiers de proposer en France le tout premier smartphone sous Firefox OS et de nous associer à E.Leclerc pour favoriser l’accès à un smartphone simple et économique à un grand nombre de nouveaux consommateurs », a déclaré William Chhao, directeur général de ZTE Terminaux Mobiles France. « L’Open C est remarquable par son équilibre prix/design/technologie. Il s’inscrit parfaitement dans les efforts de ZTE pour la démocratisation du smartphone. »

Le ZTE Open C est compatible tous opérateurs et sera disponible fin juillet dans les centres E.Leclerc ainsi que sur le site web de l’enseigne. Son prix public conseillé, sans engagement, est de 69,90 €, offre de remboursement de 10 € déduite et valable durant tout l’été jusqu’à la rentrée des classes.

Caractéristiques du ZTE Open C
  • Système d’exploitation : Firefox OS 1.3
  • Dimensions : 126,7 x 65,5 x 11,1 mm
  • Poids : 127 g
  • Écran : 4,0” WVGA (480 x 800 pixels) multipoints
  • Appareil photo/caméra : 2 mégapixels
  • Réseaux : GSM/UMTS
    • GSM 900/1800/1900 MHz
    • WCDMA & HSPA+ 900/2100 MHz
  • Batterie : 1 400 mAh
  • Processeur : Qualcomm Snapdragon double cœurs, cadencé à 1,2 GHz
  • Mémoire : 512 Mo de RAM, 4 Go de ROM dont 1,9 Go disponibles pour l’utilisateur, port mémoire microSD (jusqu’à 32 Go)
  • Compléments : GPS, Wi-Fi 802.11 b/g/n, Bluetooth 4.0, Radio FM
  • DAS : 0,512 W/Kg

Plus d’informations sur : www.ztefrance.com.

Cliquez ici pour télécharger des visuels HD du ZTE Open C et de Firefox OS.

ZTE Open CÀ propos de ZTE Mobile Devices

ZTE Mobile Devices est une division de ZTE Corporation, un fournisseur mondial d’équipements de télécommunications, de solutions de réseau et d’appareils mobiles, qui a son siège social à Shenzhen, en Chine. ZTE est une société cotée en Bourse sur les places de Hong Kong et de Shenzhen. ZTE est l’un des cinq premiers fabricants de combinés mobiles et de smartphones dans le monde, selon l’analyste mondial de l’industrie IDC. L’entreprise fabrique une gamme complète de terminaux mobiles, notamment des téléphones mobiles, des tablettes, des modems et points d’accès haut débit mobiles et des terminaux d’intégration domestiques. ZTE a conclu des partenariats avec plus de 230 grands opérateurs et distributeurs dans plus de 160 pays et régions du monde, ainsi que des partenariats stratégiques avec 47 des 50 plus grands opérateurs mondiaux. En 2012, ZTE a déposé plus de brevets internationaux que n’importe quelle autre entreprise dans le monde.

Contacts Presse ZTE

Agence Hotwire pour ZTE France : (…)

Retrouvez ZTE France sur le Web, Twitter et Facebook.

Réglo mobile exclusivement chez E.LeclercÀ propos de RÉGLO Mobile et E.Leclerc

Depuis mai 2012, RÉGLO Mobile est la marque sous laquelle sont commercialisés les services de téléphonie mobile de l’enseigne E.Leclerc : cartes et forfaits prépayés. RÉGLO TV vient enrichir la gamme de services “RÉGLO” avec une offre d’accès à des chaînes de télévision payantes et, depuis juillet 2014, RÉGLO TV propose également une offre complète de télévision par Internet, sans engagement et à la carte. Les offres RÉGLO sont fondées sur des valeurs essentielles : simplicité, clarté, absence d’engagement, budget maîtrisé, bas prix.

Plus d’informations sur : www.reglomobile.fr et sur www.reglotv.fr.

Contacts Presse E.Leclerc

Agence Edelman : (…)


PDF de présentation avec ses caractéristiques du ZTE Open C.

PDF de l’offre de remboursement de 10 € du ZTE Open C du 15 juillet au 21 septembre 2014 inclus. Extrait des petites lignes :

ZTE vous rembourse 10 € pour l’achat d’un mobile ZTE OPEN C du 15/07/2014 au 21/09/2014 inclus dans les enseignes participant à l’opération et produits exclusivement ZTE. Cette offre est réservée aux particuliers résidant en France métropolitaine et Corse et est limitée à une demande par type de produit et par foyer (même nom, même prénom, même adresse) ou par dossier IBAN/BIC. Vous recevrez votre remboursement sous 6 à 8 semaines environ à compter de la réception de votre dossier conforme. Frais d’envoi de la demande non remboursés.

Ne plus nourrir les monstres

De toutes part des initiatives et des projets surgissent pour rendre aux utilisateurs la maîtrise de leurs usages numériques et de leur confidentialité. Mentionnons par exemple l’intérêt grandissant pour le réseau Tor (et l’usage de TorBrowser), les efforts pour démocratiser le chiffrement des communications, l’initiative de Mozilla pour conjuguer la décentralisation, le chiffrement et le logiciel libre ou encore la seconde jeunesse du projet caliop, bien d’autres encore…

Mais en attendant, que proposer aux utilisateurs qui sont encore très largement captifs des silos prédateurs ? Chez Framasoft, comme nous l’avons déjà fait à plusieurs reprises (framapad, framanews, framabag…), nous proposerons encore des solutions et services libres alternatifs utilisables par tout un chacun.

C’est un peu dans cette logique que s’inscrit la conclusion toute simple de l’article de Clochix ci-dessous. Comme la soumission au tyran exposée par La Boétie, notre servitude est volontaire : c’est nous qui avons alimenté délibérément le monstre qui nous effraie maintenant, et sa puissance (qui oserait défier Google tant son pouvoir est étendu ?) peut se désagréger si nous ne la reconnaissons plus pour telle.

D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? (…) Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.

Nous reprenons ici l’article initialement publié par Clochix sur son blog. Clochix se présente modestement comme « un apprenti geek intéressé par la liberté ».

Diversifions

par Clochix avatar_clochix

Souvent, lorsqu’un administrateur se connecte à une machine, celle-ci l’accueille d’un salutaire rappel : « un grand pouvoir donne de grandes responsabilités ». En informatique, les administrateurs (de réseaux, de machines, de bases de données, etc.) ont effectivement un grand pouvoir. Ils ont accès à de très nombreuses informations, directement à la source, sans être soumis à des restrictions d’accès. Ils ont souvent la capacité de lire la plupart des messages électroniques échangés et des documents internes de l’entreprise. Parfois, ils sont même amenés à le faire dans le cadre de leurs missions. Pouvoir accéder à des informations sensibles leur donne donc un certain pouvoir, et les soumet à une double responsabilité. Résister à la tentation d’abuser de leur pouvoir (aller lire des documents pour savoir si la direction prépare des licenciements ou si la jolie fille de la compta est célibataire), résister aux pressions (internes de sa hiérarchie qui voudrait fliquer un salarié, externes de personnes qui voudraient des renseignements sur la structure).

Tout pouvoir porte en lui la tentation de l’abus et le risque du détournement. Pour se protéger des abus, on ne peut se reposer uniquement sur la capacité des individus à résister à la tentation et à la pression. Et l’un des meilleurs garde-fous est à mon sens, non de contrôler les individus en situation de puissance, mais de limiter au maximum la concentration du pouvoir. Moins il y de pouvoir, moins on est tenté d’en abuser, et surtout moins les conséquences des abus sont dommageables. Il faut donc veiller à ne pas laisser trop de pouvoir s’accumuler entre les mêmes mains. Segmenter le système d’information pour éviter qu’un unique individu ait toutes les clés. Diversifier l’environnement pour éviter les points individuels de défaillance, que cette défaillance soit un panne, une attaque ou une indiscrétion.

Il y a quelques jours, quelqu’un a signalé que pour utiliser Hangout, un service de visioconférence de Google, il fallait désormais obligatoirement utiliser Chrome (alors que le service semble parfaitement fonctionner dans Firefox). Devant le tollé, un ingénieur de Google a rétropédalé, invoquant une simple erreur de formulation. Mais les faits sont têtus : trois jours plus tard, la page n’a toujours pas été corrigée (et j’avoue avoir vraiment beaucoup de mal à croire au caractère non intentionnel de cette restriction).

Ça n’est bien sûr qu’une anecdote minuscule. Google triche un peu pour inciter les internautes à installer et utiliser son navigateur. Et cette ridicule malhonnêteté n’aurait guère de conséquences si son auteur n’était l’un des principaux fournisseur de logiciels et de services au monde. Mais dans la position où est Google, cette simple magouille va probablement se traduire par quelques milliers d’utilisateurs qui migreront, sans vraiment l’avoir voulu, vers Chrome. Et les petits réseaux faisant les grandes rivières, de démonstrations réservées à Chrome en installations cachées dans les bagages d’autres logiciels, le nombre d’utilisateurs des produits de Google s’accroît. La quantité d’informations que Google collecte et, partant, sa capacité d’action augmente. Plus une entité est en situation de pouvoir, plus grande est la tentation d’abuser un peu de ce pouvoir à la marge, sur des points qui semblent sans conséquences. Et plus vastes deviennent les conséquences de ces micro-abus.

Le pouvoir de Google est aujourd’hui gigantesque, probablement bien plus important que la majorité d’entre nous ne l’imagine. Business Insider a récemment publié une interminable liste des multiples racines qui chaque jour alimentent davantage en données le ventre de l’ogre insatiable. Google a des capteurs partout. Sur internet, bien sûr, mais aussi dans le monde analogique, avec ses téléphones, ses satellites, demain ses voitures, lunettes, objets connectés… La quantité d’informations ainsi collectée dépasse l’imagination, tout comme les innombrables usages qu’il pourrait en faire. La puissance de Google est aujourd’hui terrifiante.

Et, sans vouloir retirer de mérite à ses ingénieurs, cette puissance, c’est en grande partie nous qui la confortons, qui la démultiplions chaque jour.

S’il est des individus qui cherchent explicitement la puissance, force est d’admettre que souvent c’est nous-mêmes qui déléguons notre pouvoir et créons les monstres devant lesquels nous tremblons ensuite. Les silos ne deviennent dangereux parce que nous leur en donnons les moyens. Personne ne nous oblige à abonder leur puissance, du moins au début. Mais chaque fois que nous utilisons Chrome, Gmail, Android, chaque fois que nous achetons un iGadget, racontons notre vie sur Facebook, commandons sur Amazon, nous leur donnons un tout petit peu plus d’informations, nous renforçons leur pouvoir, augmentons la tentation qu’ils en abusent, et les conséquences du moindre abus (et la liste de ces petits abus est déjà longue et publique, des censures d’Apple dans sa boutique aux pressions d’Amazon sur ses fournisseurs).

Le problème n’est donc pas Google ou Apple, Facebook, Microsoft ou Amazon, il est hors-sujet de disserter sur l’humanisme des intentions de leurs dirigeants ou leur capacité à résister à la pression de gouvernements ou de mafias. Inutile d’essayer de deviner comment toutes les informations que nous leur confions pourraient un jour se retourner contre nous. Non, l’unique question qui vaille est de savoir s’il est sain de laisser une aussi phénoménale puissance s’accumuler entre les mains d’un petit nombre d’acteurs, quels qu’ils soient.

Si vous pensez que la réponse à cette question est non, qu’il n’est pas sain que quiconque dispose d’autant d’informations, donc de pouvoir, alors il est grand temps d’agir, pendant que nous le pouvons encore. Et ça tombe bien, car l’effort pour agir concrètement sur la situation n’est pas insurmontable. Il suffit de ne plus mettre tous nos œufs dans le même panier. Ne plus confier tous nos échanges électroniques à deux ou trois acteurs. Ne plus tous et toutes utiliser les mêmes logiciels, systèmes d’exploitation, navigateur, etc.

Diversifier à défaut de décentraliser

En matière d’information comme dans la nature, c’est la diversité qui fait la force et la résilience d’un système. Il ne s’agit pas forcément de reprendre nous-mêmes le contrôle de toutes nos données. Je suis bien conscient que peu de gens ont les ressources (temps, compétences…) et l’envie de le faire. Mais de ne pas tout confier au même prestataire. De bâtir le meilleur garde-fou contre le totalitarisme, un réseau divers.

Canal bêta : Mozilla Thunderbird 31

Pieuvre ThunderbirdLudovic Hirlimann de l’équipe d’assurance qualité nous presse encore une fois pour que nous testions la prochaine version majeure de Thunderbird actuellement au stade bêta :

Nous venons juste de publier la seconde version bêta de Thunderbird 31. Veuillez nous aider à améliorer la qualité de Thunderbird en découvrant les bogues dès maintenant dans Thunderbird 31 bêta pour que les développeurs aient le temps de les corriger.

Il y a deux façons d’aider :

  • Utilisez Thunderbird 31 bêta dans vos activités quotidiennes1. Pour les problèmes que vous trouvez, remplissez un rapport de bogue qui bloque notre bogue de suivi 1 008 543.
  • Utilisez Thunderbird 31 bêta pour faire des tests formels. Utilisez le système de tests moztrap : une fois connecté (au besoin après vous être inscrit sur le site avec une adresse email grâce à Persona)2, cliquez sur « Run Tests », trouvez le produit Thunderbird et choisissez les « Runs » pour la version 31.

Visitez https://etherpad.mozilla.org/tbird31testing pour des informations supplémentaires et pour poster vos questions et les résultats de vos tests.

Merci de votre contribution et de votre aide !

Ludo, au nom de l’équipe d’assurance qualité

Mise à jour de liens.

Les informations, les liens d’assistance et les raisons donnés dans le billet sur Thunderbird 28 dans le canal bêta sont toujours aussi valables, notamment les explications pour disposer d’une version de Lightning, l’agenda de Mozilla pour Thunderbird, fonctionnant avec Thunderbird bêta.


Note 1 : J’utilise Thunderbird bêta avec tous mes comptes de courriel depuis un bon moment et n’ai jamais perdu aucun contenu.

Note 2 : Précisions du traducteur.


Télécharger Thunderbird 31 bêta 2 en français

Crédit dessin Mozilla

Thunderbird

Source

Ludovic Hirlimann, Thunderbird 31 coming soon to you and needs testing love, 11 juil. 2014

© 2010-2014 Mozinet - Ce billet a été publié sur BlogZiNet.

Des nouvelles de tuiles de la page de nouvel onglet

En février, nous vous parlions en longueur de Darren Herman et de son annonce de mettre un peu de pub dans Firefox. Venant du monde de la publicité, il avait été embauché fin 2013 pour gérer les services de contenu chez Mozilla. Il voulait inclure des tuiles sponsorisées dans celles affichées sur la page ouverte lors d’une toute première installation d’une nouvelle version du navigateur et, pendant trente jours, sur la page de nouvel onglet le temps d’entraîner le mécanisme de pertinence.

Cette annonce avait fait couler beaucoup d’encre. Il semble que le nouvel arrivé avait lâché sa bombinette sans vraiment être coaché. D’ailleurs, sûrement échaudé, il n’a pas écrit depuis de nouveau billet sur Advancing Content, blog officiel de l’équipe des services de contenu de Mozilla.

Trois mois plus tard, c’est Johnathan Nightingale, VP de Firefox, qui donnait des nouvelles des expérimentations dans ce domaine. Il n’avait cependant pas été trouvé très clair sur les tests à venir.

Dans la réunion sur le projet Mozilla de lundi, Sean Bohan de l’équipe des services de contenu a donné des nouvelles de ces tuiles :

Voici 2 semaines depuis la semaine de travail des services de contenu et nous cherchons le futur des tuiles améliorées pour la page de nouvel onglet. Actuellement, les utilisateurs voient les tuiles qui consistent en une capture d’écran de cette page et du texte sous chacune des tuiles. Les utilisateurs ont la possibilité de déplacer une tuile, de la laisser tranquille ou de la supprimer de leur page de nouvel onglet.

Notre équipe cherche à donner aux utilisateurs la possibilité d’ajouter un item « Formater » à cette liste d’actions leur permettant de faire évoluer les tuiles d’une capture d’écran en quelque chose de plus fonctionnel ou soit de juste un meilleur aspect. Dès maintenant les idées comprennent un magazine et des tuiles d’actualité pouvant afficher les titres les plus récents en haut de la tuile. Les sites pourront mettre à jour l’image de la tuile pour leur dernier logo ou le doodle saisonnier. Le 21 juillet à MoCo, Aaron Thornburg (leader de l’UX pour les services de contenu) montrera une démo d’où cela pourrait mener.