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Il y a 22 ans la folie Netscape – Coup d'œil dans le rétro

Firefox n’est pas né de nulle part. Il est le fruit d’une riche histoire. Découvrons-en un événement marquant.

Netscape 1Netscape, ça vous dit quelque chose ? Non ? C’est sans doute que vous êtes trop jeune pour vous souvenir de cette étoile filante qui a révolutionné l’accès à la connaissance. C’est Netscape qui a posé les bases du Web graphique et dynamique, avec force applications web, photos et vidéos, que vous surfez quotidiennement.

Mais au-delà de la technologie, Netscape a marqué l’histoire politico-économique récente en étant la première startup de la bulle Internet survalorisée alors qu’elle n’a pas de business model et ne fait pas de bénéfice.

Elle a aussi marqué la chronique politico-judiciaire en montrant que le grosses sociétés américaines du numérique comme Microsoft pouvaient être condamnées pour de graves pratiques anticoncurrentielles et contraires aux lois antitrust sans conséquence significative, tout cela après avoir éliminé cette startup qui menaçait leur modèle économique.

Nous vous avons déjà raconté la naissance du Web, il y a 28 ans cette année, le premier site web et l’accession du Web dans le domaine public voici 24 ans, en 1993, mais aussi la fin de Netscape, qui avait donné une autre dimension au Web, avec la naissance de la fondation Mozilla lancée sur les décombres de Netscape liquidée par AOL qui l’avait achetée une fortune en 1998.

1re introduction en bourse style bulle Internet

Aujourd’hui 9 août, nous célébrons les 22 ans de l’introduction en bourse de Nestcape comme nous le rappellait Quartz pour les 20 ans. Tellement la demande d’actions Netscape était forte, la cotation avait été retardée de deux heures. Même si une décision de dernière minute avait doublé l’offre initiale à 28 $ par action, le cours explosa à 75 $ à la mi-journée pour atteindre 58 $ à la clôture. D’un seul coup, cette startup internet de 16 mois était valorisée à 3 milliards de dollars, faisant du jour au lendemain de son cofondateur de 24 ans, Marc Andreessen, un millionnaire.

Marc Andreessen en couverture du magazine Time en 1996

Marc Andreessen en couverture du magazine Time, le 19 février 1996

Avant Netscape Navigator, nom qui a eu plus de postérité en français qu’en anglais, l’internet en général était un concept abstrait manié par des militaires et des universitaires (et pas tous). « Je ne suis pas sûr qu’Internet signifiait quelque chose pour les gens », indique Mitchell Baker, présidente de Mozilla, embauchée par Netscape en 1994. « Je pense que beaucoup de gens n’ont jamais entendu parler de lui et ne savait pas ce qu’il a été. Il n’a pas eu d’impact ni d’influence. »

Pourtant, l’interface graphique de Netscape a rendu le Web accessible aux gens ordinaires. « C’était la porte d’entrée du Web primitif », se rappelle W. Joseph Campbell, un professeur d’université américain dont le livre 1995: The Year the Future Began fait la chronique de la naissance de Netscape. « C’était une entreprise cool avec un super nom. Netscape, au milieu des années 90, évoquait cette frontière grande ouverte à toutes sortes de possibilités. »

La page d’accueil de Netscape Navigator le 9 août 1995

La page d’accueil de Netscape Navigator le 9 août 1995

Josh Quittner, qui a coécrit Speeding the Net: The Inside Story of Netscape and How It Challenged Microsoft, dit que d’autres navigateurs ont émergé à cette époque, mais Netscape a réussi au début parce qu’il « a tout fait bien » (à un moment, le navigateur revendiquait 90 % du marché). « Il était facile à utiliser », dit Quittner. « Il a rendu les pages visibles pour tout le monde. Il a débloqué ce monde mystérieux pour les gens normaux, et le monde entier a changé. »

Une semaine après l’introduction en bourse de Netscape, le géant du logiciel Microsoft lançait la première version d’Internet Explorer, déclarant la guerre des navigateurs des années 90. Impossible pourtant de rivaliser avec Microsoft qui incorpore Internet Explorer dans son système d’exploitation dominant Windows 95 sans surcroît de prix. Il gagne ainsi rapidement des parts de marché. Irrésistiblement, Microsoft remporte cette guerre (ou cette bataille). Bien qu’une cour fédérale juge en 2000 que Microsoft avait violé les lois antitrust, il était trop tard pour sauver le soldat Netscape.

En 1998, AOL dans un deal à 4,2 milliards de dollars a acheté Netscape et l’a incorporé. AOL n’a pas su ou voulu user de sa puissance comme un levier pour redonner de l’intérêt à celui devenu son navigateur Netscape (le sien propre ayant toujours été basé sur Internet Explorer pour rester au cœur de Windows).

Netscape 6.0 Preview Release 3

Netscape 6 Preview Release 3 splash screen basé sur Mozilla

L’héritage de Netscape

Pourtant, son influence demeure. Tout un tas des technologies au cœur du Web encore aujourd’hui ont été inventées par Netscape comme le langage de programmation JavaScript et Secure Sockets Layer (SSL), un protocole pour échanger de manière privée des données entre serveurs et navigateurs web.

Netscape 6 Peview Release 1

Netscape a aussi engendré Mozilla. Pour se relancer au milieu de la guerre des navigateurs, Netscape a décidé de publier en open source le code de son navigateur pour que les autres puissent y contribuer. « Ça a été la naissance de Mozilla au sein de Netscape », selon Mitchell Baker, présidente de Mozilla. AOL a poursuivi le développement de Mozilla après avoir gobé Netscape. Après avoir liquidé Netscape en tant que division de développement de logiciels et viré les ingénieurs travaillant sur Mozilla, AOL dota une fondation à but non lucratif indépendante d’un petit pécule et lui abandonna la direction du projet. Des cendres de Netscape émergea la fondation Mozilla et finalement le navigateur Firefox dont, rappelons-le, le succès força Microsoft qui avait abandonné le développement d’Internet Explorer et le Web dans un piteux état à reprendre le développement actif de son navigateur. La vitalité du Web attira de nouveaux concurrents qui bâtirent des produits performants pour en tirer parti jusqu’à ce que l’explosion des applications mobiles natives ne viennent le remettre en cause.

« C’était un crève-cœur de voir notre entreprise disparaître », nous dit Rosanne Siino, professeure à l’université de Stanford et vice-présidente de la communication de Netscape lors de l’introduction en bourse. « Nous savons ce que nous avons fait. Nous savons quelle révolution nous avons créée. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. »


Un souvenir ? Une idée ? Racontez-nous votre histoire de Mozilla et du logiciel libre.


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Notre précédent coup d’œil dans le rétro : MoCo a 10 ans


Crédit illustrations : capture n° 1 Netscape 1.1 Jon Niola

Images nos 2 et 3 (Time et capture Netscape Navigator 1.0) Internet History Podcast

Capture n° 4 Netscape Navigator le 9 août 1998 Quartz

Capture n° 5 splashscreen Netscape 6 Preview Release 3 GUIdebook

Capture n° 6 Netscape 6 Preview Release 2 Andrew Turnbull

Article issu d’une première version publiée pour feu Firefox OS.

Création de MoCo – 3 août 2005 – Coup d'œil dans le rétro

Firefox n’est pas né de nulle part. Il est le fruit d’une riche histoire. Découvrons-en un événement marquant.

Mozilla Leadership : boards (août 2017)Le 3 août 2005, la Mozilla Foundation, l’organisation d’intérêt général sans but lucratif de développement de logiciels et chargée du pilotage du projet Mozilla, a fondé une filiale à 100 %, la Mozilla Corporation. Couramment abrégée en MoCo, l’entreprise est une filiale soumise à l’impôt, servant les mêmes objectifs sans but lucratif et d’intérêt public que l’organisation mère, la fondation Mozilla. La Mozilla Corporation est depuis lors responsable du développement, du marketing et de la distribution des produits Mozilla.

À cette époque, les contrats de partage des revenus issus des recherches dans Firefox rapportaient de plus en plus d’argent à mesure que les parts de marché de Firefox augmentaient. En créant une division commerciale, les activités générant des revenus de la nouvelle entité peuvent fournir des fonds pour soutenir le développement, les tests et la production de divers technologies open source issues du projet Mozilla. La gestion des activités génératrices de revenus associées avec ces produits permet aussi à la fondation de rester une organisation exonérée d’impôts. MoCo n’est pas une société commerciale comme les autres. Elle ne distribue pas de dividendes à divers actionnaires, ni ne propose de stock-options ou d’intéressement à ses employés.

Le rôle principal de la fondation est de superviser, diriger et promouvoir le projet open source Mozilla. La fondation n’est pas chargée du développement du code de Mozilla, mais laisse cette responsabilité à d’autres organisations et à des individus participant au projet Mozilla dont Mozilla Corporation. Firefox est développé, distribué et promu par des employés de la MoCo avec les bénévoles participant au projet dans ces domaines.

La Mozilla Foundation a pour but de promouvoir l’ouverture, l’innovation et la participation sur l’internet. Elle promeut les valeurs de l’internet ouvert pour le monde entier. MoFo fait progresser sa mission grâce à d’autres projets logiciels que les Firefox et par des subventions à des organisations dans les milieux de l’éducation et de la création web, des technologies open source, de la souveraineté des utilisateurs, et de la culture libre et communautaire, ainsi que par des engagements et des efforts éducatifs tels que Learning dans l’éducation ou Open Badges. La fondation reçoit et collecte des dons pour ses propres activités.

Partie de 36 employés en 2005, Mozilla Corporation emploie 1 200 personnes actuellement, alors que la fondation Mozilla n’a toujours qu’une poignée d’employés (3 en 2005).

La gouvernance chez Mozilla, établie par la fondation, est complexe. En plus de répondre à leur hiérarchie chez MoCo ou MoFo des employés peuvent, aux côtés de bénévoles ou d’employés d’autres entreprises parties prenantes, faire partie de l’organisation de mozilla.org : staff, drivers, modules owners, etc. La page leadership de Mozilla comporte les équipes de direction avec pour la MoCo Mitchell Baker (dirigeante historique du projet) comme présidente exécutive et Chris Beard comme CEO (directeur général) et pour la MoFo Mark Surman président et directeur exécutif. Avant les conseils d’administration des deux Mo, la page liste le conseil des Reps de Mozilla qui est composé de Mozilliens volontaires qui font office de représentants officiels de Mozilla dans leur région ou pour leur communauté locale. Le conseil fournit une vision générale pour le programme Mozilla Reps et supervise les opérations quotidiennes au niveau mondial.

L’équipe de cadres seniors de MoCo appelée Steering Committee (comité de pilotage) est responsable du leadership, de la coordination des divers groupes travaillant ensemble pour produire les produits Mozilla. Le comité se tient au courant des conditions du marché, trace le chemin de Mozilla dans cet environnement et fixe la direction général des offres des produits de consommation de Mozilla. Le comité effectue aussi des tâches comme les embauches, la planification et l’allocation des ressources. Il le fait d’une manière qui s’aligne avec l’identité de Mozilla en tant qu’organisation à but non lucratif, open source et basée sur la communauté. Le comité cherche à absorber, distiller et refléter les valeurs de la communauté Mozilla dans l’exercice de ses responsabilités.

(Re)lire : MoFo – le mois Mots-zilla


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Lien vers le précédent coup d’œil dans le rétro : Création de la Mozilla Foundation – 15 juillet 2003

Article issu d’une première version publiée pour feu Firefox OS.

Comment installer Kinto manuellement chez Alwaysdata

Qu'est-ce que Alwaysdata ?

Alwaysdata est un hébergeur français qui vous permet de payer pour un espace et d'y héberger autant de sites que vous le souhaitez en toute liberté.

L'équipe est à l'écoute et très sympathique ce qui en fait un service de grande qualité.

Une offre de découverte gratuite vous permet de tester le service avant de souscrire à un abonnement.

Créer un compte chez Alwaysdata

Pour créer un compte, rendez-vous ici: https://www.alwaysdata.com/fr/signup/

Vous allez renseigner vos coordonnées, votre email et choisir un mot de passe ainsi qu'un identifiant pour votre compte.

Cet identifiant vous sera nécessaire par la suite. Nous l'appelons ID_ALWAYSDATA.

Installation automatique de Kinto chez Alwaysdata

Avant toute chose, sachez qu'il existe un script qui s'occupe de faire l'installation pour vous automatiquement.

Vous pouvez le trouver ici : https://kinto.github.io/kinto-alwaysdata/

Installation manuelle de Kinto chez Alwaysdata

Activez Python 3.6.0

Dans le menu Environnement > Python vérifiez que votre version de Python par défaut soit bien au moins Python 3.6.0

Configurer la version 3.6.0 de Python chez Alwaysdata.

Créez une base de données PostgreSQL

Via l'administration de Alwaysdata vous pouvez créer un utilisateur et une base de données PostgreSQL, retenez bien l'identifiant et le mot de passe car vous en aurez besoin pour votre fichier de configuration kinto.ini

Créer un utilisateur et une base de données PostgreSQL

Activer la connexion SSH

L'installation de Kinto chez Alwaysdata se fait à l'aide de la connexion SSH.

Commencez par vous connecter à l'administration et à activer votre compte SSH.

Activer l'utilisateur SSH.

Créer le fichier de configuration de Kinto

Créez le fichier kinto/kinto.ini

Vous pouvez utiliser ce modèle de fichier ini en veillant bien à remplacer les champs de type {...} et à configurer votre base de donnée PostgreSQL (appellée ici DBname) avec votre identifiant et mot de passe. Il est conseillé de créer un utilisateur spécifique pour Kinto (ici DBuser) en plus de votre compte AlwaysData (ici ADuser).

  • {id_alwaysdata} -> ADuser_DBuser
  • {password} -> le mot de passe
  • {postgresql_host} -> postgresql-ADuser.alwaysdata.net
  • {prefixed_username} -> ADuser_DBname

Vous devez également générer une clé secrète pour {hmac_secret}. Pour ce faire vous pouvez utiliser la commande uuidgen.

Pas besoin de changer {bucket_id}/{collection_id}.

Créer le lanceur du serveur

Créez le fichier kinto/kinto.wsgi

Vous pouvez utiliser ce modèle de fichier WSGI

Veillez à ce que le fichier soit exécutable :

chmod +x kinto/kinto.wsgi

Créer un environment virtuel Python et installez Kinto dedans

Vous pouvez vous connecter à votre compte SSH depuis le terminal :

ssh ID_ALWAYSDATA@ssh-ID_ALWAYSDATA.alwaysdata.net

Remplacez ID_ALWAYSDATA par l'identifiant de votre compte alwaysdata.

virtualenv kinto/venv/
kinto/venv/bin/pip install kinto[postgresql] kinto-attachment
kinto/venv/bin/kinto migrate --ini kinto/kinto.ini

Associer votre Kinto à un nom de domaine

Par défaut, Alwaysdata vous procure le sous domaine suivant: ID_ALWAYSDATA.alwaysdata.net

Mais vous pouvez également lier votre propre nom de domaine, soit en délégant la gestion du DNS à Alwaysdata soit en configurant la zone DNS pour pointer vers les serveurs de Alwaysdata.

Dans tous les cas Alwaysdata pourra vous fournir un certificat SSL gratuit via Let's Encrypt.

Ajoutez un nouveau site

Configurer le site internet

Informations

Entrez les informations concernant le site.

  • Nom : Kinto
  • Adresses: ID_ALWAYSDATA.alwaysdata.net
Nom du site et noms de domaine associés.

Configuration

Configurer le site Python :

  • Type : Python WSGI
  • Chemin de l'application : /kinto/kinto.wsgi
  • Version de Python : Version par défaut
  • Répertoire du virtualenv : /kinto/venv/
  • Chemins statiques : /attachments/=attachments
Configuration du site Python

SSL

  • Forcer le SSL : Oui
Configuration SSL

Autre nom de domaine

Si vous utilisez autre chose que xxx.alwaysdata.net, pensez à modifier :

  • kinto.http_host
  • kinto.attachment.base_url

Se connecter

Vous pouvez maintenant vous connecter au site et vérifier que tout fonctionne :

Configurer un administrateur

Connectez-vous à la kinto-admin : https://ID_ALWAYSDATA.alwaysdata.net/v1/admin/

Choisissez un login/password et connectez-vous. Vous allez obtenir un identifiant unique pour votre administrateur: basicauth:......

Vous pouvez ensuite modifier la configuration de votre serveur Kinto pour n'autoriser la création de bucket que par cet utilisateur (et vous protéger des usages abusifs de votre service.)

kinto.bucket_create_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e
kinto.bucket_write_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e
kinto.bucket_read_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e

kinto.collection_create_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e
kinto.collection_write_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e
kinto.collection_read_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e

kinto.group_create_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e
kinto.group_write_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e
kinto.group_read_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e

kinto.record_create_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e
kinto.record_write_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e
kinto.record_read_principals = basicauth:800748fb8963fd00...a3420db354570a4e

Si vous utilisez un autre système d'authentification, vous aurez probablement d'autres identifiants ne commençant pas par basicauth mais vous pouvez quand même utiliser ces identifiants dans votre fichier de configuration.

Vous pouvez également créer un groupe et utiliser ce groupe comme identifiant.

N'hésitez pas à nous demander de l'aide sur Slack ou IRC.

Troubleshooting

Dans tous les cas, les logs sont toujours une aide précieuse.

Error 503

> HTTP 503; Error: HTTP 503 Service Unavailable: > Service Temporary unavailable due to high load (Service temporary > unavailable due to overloading or maintenance, please retry later.)

Cette erreur peut se présenter si le mot de passe Postgres a été mal configuré.

Mozilla ouvre la voix

robot greetingsIl y a moins de deux semaines, Mozilla lançait le projet Common Voice afin de crowdsourcer une base de phrases prononcées et notées par la communauté, et disponible pour tous. Bien que le projet n’accepte actuellement que des contributions en anglais – même si de nouvelles langues sont promises pour très bientôt – l’article de Kelly Davis sur les plans de Mozilla d’ouvrir la reconnaissance vocale va bien plus loin. L’initiative qui y est décrite défend les valeurs de Mozilla que sont l’ouverture, la standardisation, l’interopérabilité, l’innovation… et relève de domaines de pointe comme la reconnaissance vocale et le machine learning, tout en faisant appel à la participation de la communauté et au-delà, pour le bien public.

La communauté a traduit cet article pour vous :

Comment utiliser une interface vocale ?

Le mois dernier à San Francisco, mes collègues de Mozilla se sont promenés dans les rues pour récolter des échantillons d’anglais oral auprès des passants. C’était le lancement du projet Common Voice, destiné à créer une base de données open source de fichiers audio utilisables par les développeurs pour alimenter et « éduquer » de nouvelles applications de reconnaissance vocale.

Quel est le problème avec la reconnaissance vocale ?

La parole devient rapidement un moyen favori d’interaction avec les appareils électroniques individuels tels que téléphones, tablettes et téléviseurs. Quiconque ayant essayé de saisir le titre d’un film avec le clavier de leur télécommande voient clairement l’intérêt de la reconnaissance vocale. Selon une étude, il est trois fois plus rapide de parler à votre téléphone ou votre ordinateur que de saisir une recherche à l’écran.

En outre, le nombre d’appareils équipés de reconnaissance vocale s’accroît chaque jour, alors que Google Home, Amazon Echo et Apple HomePod rivalisent pour conquérir le marché. La reconnaissance vocale fait aussi son chemin dans les interfaces multimodales, les aides intelligentes à la conduite auto, les montres et les lampes connectées, les vélos, les thermostats… Ainsi ces interfaces vocales sont pratiques et envahissent tout.

Heureusement, les avancées techniques se sont multipliées ces dernières années, ce qui facilite grandement la création de moteurs de synthèse et de reconnaissance vocale fiables. De puissants outils tels que l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, associés aux algorithmes les plus avancés du moment, ont modifié notre approche classique du développement. Les programmeurs n’ont plus à constituer de dictionnaires de phonèmes, ni formuler de séquences de traitement ou composants fait maison. Dorénavant, ces moteurs vocaux ont recours à des techniques d’apprentissage profond pour traiter les divers formes de parole, accents et bruit ambiant, atteignant une précision sans précédent.

La barrière à l’innovation

Toutefois, il y a des barrières à l’innovation ouverte. Aujourd’hui, les technologies de reconnaissance vocale sont majoritairement détenues par quelques entreprises ayant investi massivement. Les développeurs qui souhaitent mettre en œuvre la reconnaissance vocale sur le Web travaillent face à un panel fractionné d’API et de prise en charge. Google Chrome est compatible avec une API de reconnaissance vocale différente de celle d’Apple dans Safari, elle-même différente de celle de Microsoft.

Donc si vous voulez créer une interface vocale pour une application web qui fonctionne sur tous les navigateurs, vous devrez écrire du code spécifique pour chacune des différentes API de navigateurs. Écrire et réécrire du code compatible avec chaque navigateur n’est pas faisable pour beaucoup de projets, en particulier si la base du code est large ou complexe.

Il y a une seconde option : vous pouvez acheter l’accès à une API non basée sur un navigateur auprès de Google, IBM ou Nuance. Leur coût peut s’élever à un pourcent par utilisation. Si vous choisissez cette option, alors vous obtenez une API stable. Mais à 1 % par utilisation, ces coûts peuvent monter en flèche, à plus forte raison si votre application est très populaire et que des millions de personnes veulent l’utiliser. Cette solution est un frein intrinsèque au succès, donc elle ne peut pas être servir de base à un projet en forte croissance.

Speech & Machine Learning

Ouvrir la voix au Web

Nous estimons que c’est le bon moment pour ressayer d’ouvrir le champ encore jeune des technologies vocales, afin que davantage de personnes puissent s’impliquer, innover et rivaliser avec les acteurs plus importants. Pour y contribuer, l’équipe de l’apprentissage automatique (Machine Learning). Ce moteur donnera à Mozilla la possibilité de prendre en charge la reconnaissance vocale dans son navigateur Firefox. Nous prévoyons aussi de le rendre librement disponible pour la communauté des développeurs en matière vocale, sans frais d’accès ni d’usage.

Deuxièmement, nous voulons rallier les autres entreprises éditrices de navigateur pour soutenir l’API Web Speech, une spécification d’un groupe communautaire du W3C qui peut permettre aux développeurs d’écrire des interfaces pilotées par la voix qui utiliseraient n’importe quelle interface de leur choix, plutôt qu’avoir à choisir un service propriétaire ou commercial. Cela pourrait ouvrir un marché concurrentiel pour les centrales domestiques comme Amazon Echo qui pourrait être configuré pour communiquer avec un autre ou plusieurs autres, pour des environnements domotiques répondant à la voix vraiment intégrés.

Jusqu’où la voix peut nous emmener ?

L’informatique activée par la voix peut faire beaucoup de bien. Les centrales domestiques pourraient être utilisées pour fournir de la surveillance de sécurité et de santé pour les personnes malades ou âgées qui veulent rester chez eux. Ajouter des fonctionnalités à la Siri aux automobiles pourrait rendre nos routes plus sûres, en donnant un accès mains libres à une large gamme de services, tels que les demandes d’itinéraire et les discussions instantanées, en gardant les yeux du conducteur rivés sur la route. Les interfaces vocales pour le Web pourraient améliorer les pratiques de navigation des personnes avec des limitations visuelles et physiques, leur donnant la possibilité de parler aux applications au lieu d’avoir à frapper, lire ou déplacer la souris.

C’est amusant d’imaginer où ce travail peut nous mener. Par exemple, comment pourrions-nous utiliser les interfaces de langage silencieux pour garder les conversations privées ? Si votre téléphone peut lire sur les lèvres, vous pouvez partager des informations personnelles sans que la personne assise à vos côtés au café ou dans le bus surprenne la conversation. C’est désormais un avantage de la même manière pour les locuteurs et les auditeurs.

Lecture sur les lèvres Vous voulez participer ? Nous sommes à la recherche de davantage de volontaires pour participer à nos deux projets open source : le développement du moteur de reconnaissance vocale et le dépôt de code des applications Common Voice.

Si la programmation n’est pas votre truc, vous pouvez toujours faire un don de quelques phrases au projet Common Voice. Vous pouvez lire : « It made his heart rise into his throat » ou « I have the diet of a kid who won $20 ». D’une manière ou d’une autre, c’est rapide et amusant. Et ça nous aide à offrir aux développeurs un choix open source qui soit robuste et abordable.


Si vous êtes anglophone natif·ve, vous pouvez d’ores et déjà participer à Common Voice. Sinon, soyez patient·e ou participez au code :-)


Traduction et relecture : Mozinet, Goofy, Banban, Théo, lebonvent et anonymes

Crédit illustrations : Mozilla.

Sous la dernière photo est liée la vidéo YouTube LipNet: How easy do you think lipreading is? (1 min 43).

Firefox, le Web et la fin de Flash

Flash et FirefoxAdobe est le propriétaire de la technologie et des plugins Flash, encore très répandus actuellement malgré les critiques sévères des éditeurs de navigateurs et de systèmes d’exploitation. Sa popularité et la dette technique accumulée les ont empêchés de supprimer la prise en charge de ce fardeau dans la plupart de leurs produits.

Aujourd’hui, Adobe en concertation avec les éditeurs de navigateurs majeurs dont Mozilla a annoncé la fin de vie de Flash et leur plan pour que son extinction se passe au mieux.

La communauté vous a traduit l’annonce publié par Benjamin Smedberg (architecte de l’équipe d’intégrité produit pour Firefox) sur le blog des versions futures :

Feuille de route de Firefox pour la fin de vie de Flash

Ce matin, Adobe a annoncé sa feuille de route pour l’arrêt fin 2020 de la prise en charge de Flash. En accord avec Adobe et les autres éditeurs de navigateur, Mozilla a préparé une feuille de route sur la prise en charge de Flash par Firefox et des manuels pour les auteurs de sites web afin de faciliter leur départ définitif de la technologie Flash. En gérant cette transition soigneusement, en l’annonçant des années en avance et en proposant des options pour la transition, Mozilla aidera à rendre le Web plus rapide, plus sûr et meilleur pour tous.

Pour accompagner les auteurs de sites web et les utilisateur·rice·s comptant toujours sur Flash, Mozilla a mis à jour la feuille de route publiée pour Flash sous Firefox. Dès le mois prochain, les utilisateur·rice·s choisiront quels sites web pourront exécuter le plugin Flash. En 2019, Flash sera désactivé par défaut pour la plupart des utilisateur·rice·s, et seuls les utilisateur·rice·s de la version longue durée (ESR) de Firefox seront en mesure de continuer à utiliser Flash jusqu’à la fin de vie en fin 2020. Afin de maintenir la sécurité des utilisateur·rice·s, dès qu’Adobe cessera les mises à jour de sécurité plus aucune version de Firefox ne chargera le plugin.

Pour améliorer la sécurité et les performances de Firefox cette année, les utilisateur·rice·s choisiront quels sites web pourront exécuter le plugin Flash. Ce choix permet aux utilisateur·rice·s d’utiliser les anciens sites web nécessitant Flash, tout en mettant en valeur les sites modernes filant en HTML à la vitesse de l’éclair. Ce changement annoncé l’an passé sera publié dans Firefox le mois prochain. Les utilisateur·rice·s de Firefox auront encore le choix d’activer Flash pour les sites web spécifiques le nécessitant. Il est dès maintenant possible d’évaluer ce fonctionnement en téléchargeant Firefox bêta et en changeant les réglages de Flash dans le gestionnaire de modules complémentaires. Puisque cette fonctionnalité varie légèrement d’un navigateur à l’autre, MDN web docs répertorie les différentes façons d’activer Flash pour les principaux navigateurs sous forme d’un manuel pour les auteurs.

 

Capture du jeu Spellstone de KongregateLe jeu Spellstone a déjà migré
de Flash à HTML.

Au fil des ans, Flash a aidé à la grandeur du web par des innovations en matière de multimédia et d’animation qui ont ensuite été intégrés au cœur de la plateforme web. La fin de Flash offre la possibilité de remplacer les design et contenus obsolètes au format Flash vers une nouvelle ère en utilisant HTML et les autres technologies web. Si vous êtes l’auteur d’un site ayant recourt actuellement au Flash pour diffuser des vidéos, réaliser des jeux, mettre en œuvre des discussions instantanées, envoyer des fichiers ou accéder au presse-papier sur votre site, la plateforme du web offre désormais des fonctionnalités rapides, sécurisées et fiables pour effectuer toutes ces tâches. Les concepteurs de navigateurs ont préparé un manuel pour aider les auteurs de site à se départir de Flash vers un Web ouvert. Ce manuel de transition, publié sur MDN web docs, fournit de la documentation et des liens qui concernent les API, bibliothèques et frameworks du web ouvert pour faire de cette transition vers la plateforme web une super expérience.

 

20170719 technologies de jeu chez Kongregate mois par moisHTML est en ce moment rapidement adopté pour les jeux web. Image gracieusement fournie par Kongregate.

Les développeurs de jeux utilisant auparavant Flash passent rapidement au HTML5 et observent de très bons résultats. La semaine dernière, Kongregate a publié des données à propos de la transition vers HTML et les tendances sur les technologies utilisées sur leur plateforme de jeux en ligne. Mozilla collabore étroitement avec les développeurs et éditeurs de jeux pour faire progresser l’état de l’art en matière de jeux sur le web et continue le développement de technologies telles que WebAssembly qui permettent aux développeurs d’obtenir des performances quasi-natives. Pour davantage d’informations quant à la création de jeux vidéos en ligne fantastiques, consultez le site MDN web docs.

Cette année, Firefox deviendra plus rapide qu’il ne l’a jamais été. Diminuer le recours à Flash dès maintenant contribue de façon importante à rendre Firefox et le Web meilleurs ensemble et aidera à gérer la fin de vie de Flash en 2019 et 2020. Les fonctionnalités de protection de la sécurité et de la vie privée auxquels les utilisateur·rice·s se sont habitué·e·s, alliées à une nouvelle interface et de nouvelles fonctionnalités, simplifieront et moderniseront l’expérience de navigation des utilisateur·rice·s de Firefox.


Aller plus loin

Adobe, Google et Mozilla annoncent la mort de Flash, un plugin déjà oublié

Mort de Flash : Microsoft détaille son calendrier pour Windows 10

7 ans après que Steve Jobs lance sa guerre contre Flash, Adobe annonce sa mort officielle


Traduction et relecture : Mozinet, David_5.1, lebonvent, Théo et anonymes

Crédit illustration : Flash et Firefox, download.net.pl sous licence CC By-ND 2.0.

Firefox Focus pour Android 1.1

Transcription de notre vidéo Focus pour Android 1.1 : le million et 3 nouveautés :

Transcription

Depuis quelques jours, Firefox Focus, le navigateur privé de Mozilla, vous propose une nouvelle version !

Juste un mois après la sortie de la version 1.0 que l’on vous a présentée en longueur, Mozilla vient de sortir la version 1.1.

D’après l’article d’annonce que nous vous avons traduit, Focus a été installé plus d’un million de fois sur Android depuis son lancement en de nombreuses langues.

Mozilla d’ailleurs se déclare abasourdi par le nombre de commentaires reçus et prétend avoir répondu aux demandes de ses utilisateurs pour choisir les 3 nouveautés de cette version 1.1 :

  1. la première c’est dans les notifications en plus de « Effacer l’historique de navigation » une action est faite pour « Ouvrir » Firefox Focus ;
  2. la seconde nouveauté est la prise en charge des téléchargements. Allons donc sur la page de Nightly. Voilà ! Au hasard, « Télécharger la version 32 bits », bon c’est vraiment au hasard. Et voilà, vous pouvez télécharger (notez bien : le fichier téléchargé ne sera pas effacé en même temps que l’historique de navigation. Donc, faites attention à ce que vous faites !) ;
  3. et la troisième nouveauté qui en réjouira plus d’un la prise en charge du plein écran dans la plupart des vidéothèques en ligne… bon sauf la principale : Youtube !
    Mozilla attribue cette absence à un bogue chez Google. Dès qu’il sera corrigé, Mozilla promet de déployer la prise en charge de YouTube dans Focus. Donc regardons un peu chez Vimeo. Voilà. V I ah non pas vice, vime, voilà. Prenons une vidéo au hasard, celle-là. Et… et voilà… satisfaits ?

Si vous ne l’avez pas encore essayé, rendez-vous sur le Play Store.

Si vous n’aimez pas le Play Store, regardez du côté de Klar qui est la version renommée de Firefox Focus pour les pays de langue allemande sur le dépôt d’applications alternatif F-droid.

Je vous mets les liens dans la description.

Alors, n’hésitez pas à donner sa chance à Firefox Focus, vous pourriez être surpris ou surprise.


Description

Firefox Focus, le navigateur privé de Mozilla, vient de sortir en version 1.1 pour Android. Voyons ses nouveautés.


Installez Firefox Focus depuis le Play Store

Firefox Klar sur F-droid (dépôt FLOSS)

Notre article d’annonce


Vidéo de présentation de Firefox Focus, le navigateur privé de Mozilla

Notre article de présentation de la version 1.0

La présentation de Firefox Focus au cours du mois Mots-zilla


Chez Mozilla :

Le navigateur privé avec le blocage automatique de publicités, Firefox Focus

Firefox Focus pour iOS (iPhone, iPad, iPod touch)

Firefox pour Windows, Linux et macOS

Firefox pour Android

Firefox pour iOS

Le tout libre et gratuit, bien sûr

Haussons la voix tous ensemble pour le Web – Common Voice

Common VoiceLe 19 juillet 2017, Daniel Kessler a annoncé le projet Common Voice. Ce projet entend faire appel à la participation des internautes pour crowdsourcer une base de données de voix ordonnées pour permettre l’innovation dans le domaine de la reconnaissance vocale.

Pour l’heure, il n’est possible que de prononcer et contrôler des phrases en anglais. L’annonce que nous vous avons traduite montre bien qu’il est dans les objectifs de Mozilla pour sa base de données participatives d’aller beaucoup plus loin.


Vous n’avez pas si fréquemment l’occasion de contribuer à un gigantesque projet mondial destiné à rendre Internet plus inclusif tout en aidant les développeurs à créer un meilleur Internet. Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres.

J’ai le plaisir de vous annoncer que ce matin Mozilla a lancé le projet Common Voice, une réalisation collaborative pour créer une base de données open source destinée aux applications de reconnaissance vocale.

Ça paraît bizarre, mais vous utilisez tout le temps des applications de reconnaissance vocale. Elles sont derrière les services de Google, Apple et Amazon qui reconnaissent votre voix et demandent à vos appareils d’exécuter des tâches selon vos ordres ; par exemple : «  Siri, télécharge Firefox ! » :-)

Les experts sont convaincus que les applications de reconnaissance vocale représentent la prochaine innovation importante. Le problème c’est que l’écosystème actuel favorise les GAFAM et marginalise la prochaine vague d’innovateurs. Ce sont eux qui vont faire passer cette incroyable technologie au niveau supérieur.

Mais les dés sont pipés en faveur des GAFAM. Pour commencer, les données utilisées pour « apprendre » aux ordinateurs à reconnaître nos voix sont orientées vers l’anglais, le chinois et quelques autres langues sélectionnées. Les jeux de données utilisés par ces appareils ne permettent pas de nous comprendre tous.

Ensuite, ces données sont propriétaires. Les personnes avec moins de ressources telles que les étudiants, les startups ou les chercheurs qui veulent construire des appareils de reconnaissance vocale n’ont accès qu’à un ensemble relativement limité de données. Ces jeux de données peuvent coûter jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Il est temps d’avoir des jeux de données open source afin de changer la donne. C’est pourquoi nous lançons le projet Common Voice.

Votre voix compte

Durant cet été et cet automne, Mozilla demandera aux personnes comme vous, qui ont à cœur de promouvoir l’inclusion, la diversité et les chances pour tous, de contribuer au projet Common Voice.

Lorsque nous aurons suffisamment de données, nous les publierons pour les développeurs. Nous espérons voir une effusion de nouveaux appareils, d’applications et de systèmes d’exploitation tirant parti de ces données.

Ce n’est pas la peine de lire l’intégralité de Guerre et Paix pour faire une différence. Vous pouvez contribuer autant que vous le souhaitez, avec une phrase ou plusieurs, chaque mot compte.

Pour commencer, allez sur cette page et n’hésitez pas à la partager avec vos amis. C’est simple, amusant et en contribuant vous améliorerez Internet !

Comme toujours, merci d’apporter votre voix à Internet !

voice.mozilla.org – Common Voice


Traduction et relecture : Mozinet, Goofy, Julien, Marine, Hellosct1 et anonymes

Crédit illustrations : Mozilla.

Geek Faëries, nous y étions

la queue pour entrée au Geek Faeries Nous vous l’avions annoncé, nous étions présents aux Geek Faëries 2017, un festival en plein air, rassemblant des milliers de passionnés, qui se déroule tous les ans à Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher).

Les organisateurs nous avaient promis un énorme évènement. Ce fut le cas. Pour l’édition 2017 (la numéro 8), la qualité fut au rendez-vous comme lors des éditions précédentes. Cet événement, comme le montre la photo de fil d’attente avant l’ouverture, a attiré beaucoup de monde. Malgré son envergure, ce festival reste convivial. Il permet toujours d’échanger et de communiquer sur sa passion, même pendant les pluies d’orage de début juin.

Tout d’abord, le festival s’est déroulé dans la cour du château et aux alentours, permettant de découvrir de nombreux espaces : le jeu, les concerts, les web séries, les stands…

stand Mozilla Geek Faeries 2017

Pour la 8e édition, un village du Libre était présent avec de nombreuses associations amies : April, Framasoft, Open Food Facts, La Quadrature du Net et, bien entendu, Mozilla.

Nos objectifs étaient de présenter des solutions alternatives qui existent dans l’informatique et des internets d’aujourd’hui.

Même lors des quelques averses, quand les participants venaient s’abriter, les animateurs du village continuaient à converser pour expliquer plus en détails l’importance du Libre dans la vie de tous les jours. Ainsi, nous avons pu répondre aux nombreuses questions sur la vie privée, Firefox, Thunderbird, etc.

Les jeux

L'espace jeux au Geek Faeries

L’espace « jeu » est un espace très important aux Geek Faëries. Nous avons pu y voir des jeux de société centrés sur la stratégie et la réflexion.

Un espace de vieilles consoles et d’anciens ordinateurs proposait un large choix de jeux à découvrir impérativement à plusieurs.

Nos Mozilliens ont apporté aussi leur pierre à l’édifice avec le jeu Les mystères du Web de nos makers Mozilla.

Mais des jeux d’extérieur étaient proposés comme le lancer de boulets avec une catapulte pour détruire un mur, comme vous pouvez le voir dans cette courte vidéo :

Les animations

Une tente dédiée au village du Libre était en place pour permettre à tous les animateurs du Libre de parler plus en détails de leurs différentes activités sous la forme de conférences et de tables rondes.

Les autres espaces

Lors de la soirée, les fanfictions ont occupé la fin de la journée, présentés par des acteurs et réalisateurs des web séries. Ce fut l’occasion de découvrir les nouveaux épisodes d’une nouvelle saison, dont certains en avant-première et d’autres pour présenter une nouvelle série.

stand Mozilla Geek Faeries 2017 stand Mozilla Geek Faeries 2017 stand Mozilla Geek Faeries 2017

L’autre espace était le cosplay avec un défilé en fin d’événement. Les acteurs se sont aussi promenés pendant tout l’événement pour montrer leurs réalisations dont la conception peut prendre plusieurs années.

Au final

De nombreux visiteurs et participants sont des habitués de ce festival, mais les nouveaux trouveront facilement leur place facilement. Voyez donc ce reportage de Korben :

Vidéo Portraits de geeks – Geek Faëries par korben sur YouTube (40 min)

De notre côté, c’était notre première édition au sein du village du Libre. Nous avons su répondre aux attentes des organisateurs, que nous remercions, et nous y retournerons pour revoir nos connaissances et continuer notre croisade pour le Libre et un internet ouvert.


@hellosct1

Notre précédent événement : RMLL de Saint-Étienne, on y sera

Crédit illustrations :

photos de 1 à 5 Christophe Villeneuve transférée dans le domaine public.

Photo 6 de Christophe Perrot - CC-BY-NC-SA

Firefox Focus pour Android, le million et 3 demandes exaucées

Nous vous avons pas mal parlé de Firefox Focus depuis un mois qu’il est sorti pour Android en plus de la version pour iOS (iPhone, iPad, iPod Touch). Mozilla a publié pour ses 1 mois une nouvelle version pour Android de Firefox Focus, son application de navigation focalisé sur la vie privée.

Cette version 1.1 apporte 3 nouveautés demandées par les utilisateurs dont les vidéos plein écran (bientôt pour YouTube) et la gestion des téléchargements (NB : les fichiers téléchargés ne seront pas supprimés lors de l’effacement de l’historique de Firefox Focus).

Pour en apprendre davantage sur ce 1er mois et cette nouvelle version, nous vous avons traduit l’annonce du blog officiel de Mozilla :

Firefox Focus pour Android passe la barre du million de téléchargements ! Nous lançons aujourd’hui trois nouvelles fonctionnalités réclamées par les utilisateurs

1 million de Firefox Focus

Depuis le lancement de Firefox Focus pour Android il y a un mois, un million d’utilisateurs ont téléchargé notre application de navigation protégeant la vie privée simple et rapide. Merci pour votre formidable soutien à notre appli Firefox Focus pour Android. Cette version marque une énorme demande des utilisateurs qui veulent être dans le siège du conducteur quand il s’agit de leurs informations personnelles et de leurs habitudes de navigation.

Quand nous avons initialement lancé Firefox Focus pour iOS l’an dernier, nous l’avons fait en ayant à l’esprit que tout le monde a le droit de protéger sa vie privée. Nous avons créé l’application Firefox Focus pour Android pour aider tous nos utilisateurs mobiles et leur donner le contrôle pour déterminer leurs habitudes de navigation en ligne sur toutes les plateformes.

Dans la semaine de la sortie de Firefox Focus pour Android, nous avons reçu plus de 8 000 commentaires et l’application est notée avec 4,5 étoiles. Nous avons été ébahis par l’accueil qui lui a été réservé !

Les retours des utilisateurs de Firefox Focus

« Formidable, le navigateur iconique Firefox focalisé sur la vie privée est désormais encore plus focalisé sur la vie privée et la sécurité. »

« Excellent ! Il est effectivement extrêmement léger et rapide. »

« C’est le meilleur navigateur à régler en « par défaut », haut la main. Super rapide et super léger. »

« Fait exactement ce pour quoi il est fait de façon géniale : une navigation rapide, sécurisée, privée et légère. »

Firefox Focus pour Android 1.1 : téléchargementNouvelles fonctionnalités

Nous sommes toujours en recherche de manières d’améliorer nos produits et vos commentaires nous aident beaucoup. Nous nous sommes réunis pour décider quelles fonctionnalités nous pourrions rapidement ajouter et nous sommes heureux d’annoncer les nouvelles fonctionnalités suivantes moins d’un mois après le lancement initial :

  • Les vidéos en plein écran : vos commentaires nous ont fait savoir que c’était une priorité importante. Nous comprenons que si vous voulez regarder des vidéos sur votre téléphone, ce n’est valable que si vous pouvez les agrandir jusqu’aux bords de votre écran. Nous avons ajouté la prise en charge de la plupart des sites de vidéos avec YouTube comme exception notable. La prise en charge de YouTube dépend de la correction d’un bogue par Google et nous la déploierons aussitôt que ce sera corrigé.
  • Prise en charge des téléchargements : nous utilisons nos téléphones mobiles pour le divertissement – que ce soit écouter de la musique, jouer à des jeux, lire un livre électronique et faire son travail. Et pour certaines tâches, il est nécessaire de pouvoir télécharger un fichier. Nous avons mis à jour l’application Firefox Focus pour prendre en charge les fichiers de toutes sortes.
  • Mise à jour des actions des notifications : plus uniquement pour vous rappeler d’effacer votre historique, les notifications comportent désormais un raccourci pour ouvrir Firefox Focus. Enfin une façon rapide et facile d’accéder à la navigation privée.

Firefox Focus pour Android 1.1 : notifications : téléchargement + ouvrir

Nous avons comme mission de nous assurer que nos produits répondent à vos besoins. Répondre à vos retours d’expérience avec des améliorations rapides et significatives est notre manière de vous remercier et de vous faire savoir que : « Hé ! Nous sommes à votre écoute. »

Vous pouvez télécharger la dernière version de Firefox Focus sur Google Play et dans l’App Store.


Avez-vous vraiment donné sa chance à Focus ?


@Mozinet, relu par la communauté

Notre précédent article de sortie : Firefox Focus débarque sur Android, bloque les publicités intempestives et protège votre vie privée

Crédit illustrations : les captures ont été rajoutées par le traducteur.

Création de la Mozilla Foundation – 15 juillet 2003 – Coup d'œil dans le rétro

Firefox n’est pas né de nulle part. Il est le fruit d’une riche histoire. Découvrons-en un événement marquant.

La Mozilla FoundationLe 15 juillet 2003 : un nouvel espoir.

Avant Mozilla, il y avait Netscape, premier navigateur web commercial populaire, et nom de la société qui le développait. Obligée de passer au modèle gratuit par l’intégration gratuite de son concurrent Internet Explorer dans Windows, Netscape lance en 1998 le projet open source Mozilla.

Rachetée (cher) par AOL, société de services internet, Netscape en tant qu’entreprise de développement de logiciels est liquidée le 15 juillet 2003. Ce même jour est annoncée la création de la fondation à but non lucratif de droit californien, Mozilla Foundation, qui démarre avec une poignée des employés de Netscape licenciés, un petit pécule d’AOL et, le plus important, les marques et éléments de propriété intellectuelle liés à Mozilla. Le projet Mozilla est indépendant.

Titanic Netscape, chaloupe Mozilla

(Re)lire : MoFo – le mois Mots-zilla


Un souvenir ? Une idée ? Racontez-nous votre histoire de Mozilla et du logiciel libre.


@Mozinet

Lien vers le précédent coup d’œil dans le rétro : Il y a 15 ans : Mozilla 1.0 – 5 juin 2002

Crédit illustrations : Gervase Markham

Article issu d’une première version publiée pour feu Firefox OS.